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Décès de Gaston Donnat, militant anticolonialiste

Gaston Donnat, un nationaliste camerounais !
Mort en France à l’âge de quatre-vingt-treize ans, l’homme qui a réveillé la conscience nationale camerounaise par l’initiation des combattants de l’indépendance au syndicalisme et à la lutte politique mérite d’être célébré comme un héros.

On aurait cru que la mort de Gaston Donnat serait une occasion pour les nationalistes camerounais de témoigner enfin solennellement leur reconnaissance. Mais, la nouvelle de son décès, le 5 février à Aix-en-Provence en France des suites de maladie, ne semble pas émouvoir les Camerounais outre mesure. L’homme a pourtant passé une bonne partie de sa vie dans la lutte pour la libération et l’autodétermination des peuples colonisés en Afrique et, singulièrement, au Cameroun. En dehors du comité du bureau directeur de l’Union des populations du Cameroun (tendance dirigée par Samuel Mack-Kit), aucun homme politique, encore moins un syndicat, n’a encore officiellement rendu hommage à Gaston. Même pas une lettre de condoléances à son épouse Liberté Donnat, encore en vie !
Gaston Donnat Bappa, ingénieur informaticien camerounais à qui le père attribua le nom pour honorer ce Français extraordinaire, a voulu célébrer sa mémoire. Mais son initiative semble snobée par la classe politique et la société civile camerounaises. Mardi 20 février 2007 autour de 19h30, le cahier de condoléances qu’il avait ouvert à son domicile à Yaoundé (Essos) n’avait encore été visité que par quatre personnes. Les gens qui y avaient consigné quelques mots n’étaient d’ailleurs que ses proches. L’avis de décès qu’il a diffusé n’a été exploité que par quelques rares médias, probablement pour ne pas manquer à leur devoir d’informer.
Si les politiques et les membres de la société civile supposés connaître qui est Gaston Donnat ne se sont pas encore vraiment manifestés, on peut constater que de nombreux Camerounais ne savent pas qui il est. La plupart des jeunes le confondent avec Gaston Kelmann, l’auteur de Je suis Noir et je n’aime pas le manioc. Quelques autres croient savoir qu’il est journaliste au quotidien Le Messager, certainement en confusion avec Donat Suffo. Quel dommage pour l’histoire politique du Cameroun !

Levain de la conscience nationale
Dans son bureau de Microlog, une entreprise spécialisée en informatique et télécommunications installée à Yaoundé, Gaston Donnat Bappa parle de son homonyme avec passion. Instituteur de formation, le Français débarque au Cameroun en 1944. Il enseigne à l’Ecole supérieure de Yaoundé (actuel Lycée général Leclerc). Choqué par le contraste entre la mission civilisatrice de la colonisation et la réalité du terrain, cet homme épris de paix et d’égalité prend faits et cause pour les nationaux. Il interroge les dominés et se rend compte que ces derniers n’acceptent la brimade des Blancs que par résignation : ils ont envie que les choses changent.
C’est ainsi qu’avec l’aide de quelques amis français, il décide de créer un “Cercle d’études marxistes”. Il rencontre alors de jeunes fonctionnaires camerounais émancipés avec qui il fait chemin. Parmi les premiers membres du cercle, on retrouve des noms tels que Ngom, Ebakissè, Um Nyobè, Assale, Tchoumba Ngouankeu, Sakouma et bien d’autres. Gaston Donnat commence d’abord par leur enseigner la leçon d’égalité entre les Noirs et les Blancs. Il leur montre ensuite qu’il est possible de libérer leur pays du joug colonial. Enfin, il se met avec eux pour créer les instruments sociaux et politiques du changement. Il est ainsi à l’origine de la création de l’Union des syndicats confédérés du Cameroun dont il est le premier secrétaire général en 1946. L’objectif de l’organisation est de défendre les droits des employés pour une amélioration des conditions de travail et une rémunération plus juste.
Ce mouvement insuffle la naissance de l’Union des populations du Cameroun (Upc) en 1948. Pendant que l’on préparait la création du parti, il ne cessait de rappeler qu’une organisation politique, pour être populaire, doit avoir une revendication principale et des requêtes secondaires. L’Upc adopte comme revendication principale l’accession du Cameroun à l’indépendance et comme requêtes secondaires la réunification des deux parties du territoire d’une part et l’amélioration des conditions de vie des populations d’autre part. “En signe de reconnaissance pour tout le travail abattu aux côtés des patriotes kamerunais, c’est lui qui aura la carte de membre n°1, (…) alors qu’il n’est même plus au Kamerun”, témoigne Samuel Mack-Kit.

Un Français anti-colonialiste
Le contexte dans lequel M. Donnat mène son action est délicat. La lutte qu’il engage va contre les intérêts de la métropole et de la majorité de ses compatriotes avec qui il vit Outre-mer. “Pourquoi luttait-il ; qu’est-ce qui le poussait à dire non à son pays au point de vouloir perdre sa vie?” s’interroge M. Bappa, avant de répondre lui-même : “Ça ne pouvait être qu’un intérêt humain au moment même où le Cameroun traversait une des périodes les plus sombres de son histoire !”
Le statut juridique du Cameroun à cette époque en fait un pays sous tutelle de l’Organisation des nations unies (Onu). Il est conjointement administré par la France et la Grande-Bretagne. Ancien protectorat allemand (1884-1918), le pays de Martin Paul Samba était d’abord sous mandat de la Société des nations (Sdn) après le 1e guerre mondiale (1914-1918) avant de passer sous tutelle de l’Onu après le 2e guerre mondiale (1939-1945). La mission des métropoles administratrices était alors de conduire au plus vite les nationaux à l’autodétermination. Mais sur le terrain, le territoire était dirigé comme une colonie avec toute la force oppressive que l’on reconnaît à la France. C’est dans ce contexte que Gaston Donnat surgit comme le levain qui fera monter la pâte des revendications nationalistes. C’était un homme engagé. “Il était de ces militants de l’ombre, d’une discrétion, d’une modestie absolues (…) Au sein du Parti communiste et de la Cgt, il a lié son destin à l’un des mouvements majeurs du XXe siècle, l’émancipation des peuples colonisés”, analyse l’historien Alain Ruscio.
Dans son bureau du quartier Essos, M. Bappa présente un médaillon en bronze massif de l’Assemblée de l’Union française. Daté de 1947, on peut y lire que Gaston Donnat était conseiller de l’Union française. “ C’est lui qui me l’avait remis quand je l’ai rencontré en France”, affirme-t-il fièrement. Il fournit ensuite d’autres pièces indiquant qu’il l’a vraiment côtoyé : son passeport et sa carte professionnelle. Le premier document est référencé sous la désignation et le numéro “ République Française, Passeport n°3934 ”. Signé le 12 juin 1950, il montre que le militant anticolonialiste est né le 13 juillet 1913 à Martigues. Le jeune homme aux cheveux noirs, visage ovale, yeux bleu clair… mesure un mètre soixante-quatorze. Il est enseignant, ainsi que l’atteste la carte professionnelle remise par l’Office universitaire et culturel (Français pour l’Algérie). Délivré le 28 mars 1963, cette carte le présente comme “ professeur de lettres ”, affecté au Lycée mixte de Blida. C’était la deuxième fois qu’il devait séjourner en Algérie, ce pays où il débarqua en décembre 1931 et pris conscience pour la première fois des souffrances des peuples colonisés.

Afin que nul n’oublie !
Gaston Donnat aura ainsi traversé l’Afrique, de Madagascar à Alger en passant, bien sûr, par le Cameroun. Ses compatriotes ont plusieurs fois attenté à sa vie sans succès. En 1986, il a consigné ses mémoires dans un livre de 398 pages publié chez L’Harmattan sous le titre Afin que nul n’oublie : l’itinéraire d’un anticolonialiste (Algérie-Cameroun-Afrique). En dédicace d’un exemplaire à M. Bappa, il a écrit : “ Je n’ai fait que mon devoir d’humain, d’homo sapiens à l’égard de ses frères, de tous les frères de notre espèce, l’espèce humaine qui peuple toute notre planète. ”
Son implication a accéléré le processus d’émancipation et probablement de libération. Le programme politique proposé par l’Upc a été combattu par les colons mais récupéré par le parti que ces derniers ont bien voulu installer au pouvoir. Au-delà, la lutte pour l’émancipation n’est jamais terminée parce qu’il y a toujours des colons là où il y a la vie. Bien plus, Gaston Donnat semble avoir ouvert un nouveau front de lutte au soir de sa vie, afin que son combat survive.
Il recommande aux Africains et singulièrement aux Camerounais : “ Faites tout pour préserver vos cultures et vos traditions en commençant pas vos langues car on ne peut pas véritablement se développer lorsqu’on a perdu sa culture. ” Une interpellation qui coïncide bien avec l’actualité. Ne célébrait-on pas encore hier 21 février la journée de la langue maternelle ? Les combats de Gaston Donnat, même s’il est mort, restent actuels.

Par Alexandre T. DJIMELI
Le 22-02-2007


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Gaston Donnat s’est éteint à l’âge de quatre-vingt-treize ans. Il était de ces militants de l’ombre, d’une discrétion, d’une modestie absolues. Pourtant, au sein du Parti communiste et de la CGT, il a lié son destin à l’un des mouvements majeurs du XXe siècle, l’émancipation des peuples colonisés. L’ouvrage de mémoires qu’il nous a laissé, Afin que nul n’oublie (*) permet aux générations actuelles de ne pas oublier que le racisme, l’exaltation de la colonisation n’étaient pas partagés par tous, même à l’apogée du système.

C’est en décembre 1931 que, jeune instituteur, il débarque pour la première fois « aux colonies », en l’occurrence à Alger. En Algérie et au Cameroun, il exerce, avec l’esprit humaniste qu’on imagine, son métier d’instituteur, tout en participant à toutes les luttes politiques. Un temps, il est d’ailleurs rappelé par son parti en métropole pour assurer un mandat électif (Assemblée de l’Union française) et, surtout, pour animer la « section coloniale ». Une impression prévaut à la lecture de ses mémoires : Gaston Donnat lia en permanence l’affirmation inébranlable du bien-fondé de son choix fondamental et les interrogations sur les aléas de la politique concrète avec ses choix discutables et même ses drames. Les pages qu’il consacre à la guerre d’Algérie sont un modèle d’analyse, d’une scrupuleuse honnêteté.

Son ultime désir aura été de demander à figurer parmi les soutiens à la candidature de Marie-George Buffet. Un dernier hommage lui sera rendu par sa famille, ses proches, ses camarades, le samedi 10 février à 10 h 45, au crématorium de Luynes (Bouches-du-Rhône).


De :  Site Admin     (14.02.2007)



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