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16.05.2008

Le CLAN: formation traditionelle des Jeunes pendant la Colonisation 

Si l’on ne s’en tient qu’à la bibliographie qu’il présente lui-même, Patrice Ndedi Penda, soixante ans, vient de publier sa dix-neuvième œuvre littéraire. Il devient ainsi l’un des auteurs camerounais les plus prolifiques à l’instar d’une Calixthe Beyala ou encore d’un Jean-Marc Ela ; à la différence que la première jouit d’une notoriété remarquable et que le deuxième excelle dans les genres de réflexion, l’essai en particulier. En parcourant le répertoire de Ndedi Penda, on est frappé par la diversité de ses productions. Du roman (La nasse, La fleur de soleil, Les états d’âmes, …) à l’essai (Des milliards en fumée, Le pouvoir aux deux visages, …) en passant par le théâtre (Le fusil, Le divorce en rose, L’habit ne fait pas le moine, …) et la nouvelle (Le fils du propriétaire, La dernière semence, …), on a véritablement du mal à le situer comme auteur majeur dans tel ou tel autre genre.

Sa dernière production, Le clan… ou la formation secrète d’une élite, qu’il range lui-même dans le genre romanesque, paraît inclassable quand on entreprend son examen. On se croit tantôt devant un livre d’histoire, tantôt une biographie, parfois un essai, … ou autre chose. Mais quand on tente d’y appliquer des règles propres à chaque genre, on se désillusionne au bout du compte. Las de chercher la réponse à cette question, le lecteur élude cette préoccupation et ne s’en tient qu’au contenu, mieux au message que Ndedi Penda a voulu passer. Un message qui se décline à travers une histoire simple, à la limite banale. Le clan raconte l’histoire d’un jeune homme, Luc Mayowa qui, ayant réussi le concours d’entrée en sixième, doit quitter l’école régionale de Yabassi pour aller poursuivre ses études au Collège moderne de Nkongsamba.

De “ l’indigène ” à “ l’évolué ”

On est en période coloniale, au début des années 50. Le Cameroun est sous la tutelle des Nations unies, et l’administration de la partie orientale du territoire (dans laquelle se déroule l’action) a été confiée à la France. Le but de l’école est de reproduire le système de vie français en aliénant une poignée “ d’indigènes ” triés sur le volet qui seront appelés plus tard des “ évolués ”. A la fin de leurs études primaires élémentaires, primaires supérieures ou alors secondaires, ces derniers qui allaient devenir des auxiliaires de l’administration coloniale, remplaceront les Blancs quand le pays deviendra indépendant et continueront de défendre leurs intérêts quand bien même ils seront partis. Tel est l’environnement dans lequel Mayowa suit sa formation. Mais au-delà des enseignements formels du collège, certains évolués qui sont allés en hexagone et qui se sont rendus compte que le Blanc ne leur avait pas tout enseigné de sa culture, vont revenir au pays et créer, au sein du collège, des clans – sortes de cercles fermés regroupant des originaires d’une même région – dans lesquels on va les initier au mode de vie des “ civilisées ”.

Mais après avoir lu Le clan, on peut bien s’interroger sur l’intérêt d’un tel livre aujourd’hui. Certains le rangeraient volontiers dans la catégorie des œuvres telles que L’enfant noir de Camara Laye ou encore Le vieux nègre et la médaille de Ferdinand-Léopold Oyono. En tout cas parmi tous ces romans sur lesquels se ruaient les éditeurs européens à l’orée de la décolonisation des années 60, pour vendre le comique et le ridicule que les auteurs s’attachaient à décrire, mettant à nu les souffrances, la lâcheté, la paresse ou l’indolence du Nègre. A quoi cela sert, se demanderait-on, d’invoquer le passé quand les problèmes actuels écrasent les citoyens de tout leur poids fatal ?

Emergence d’une conscience…

On pourrait utilement opposer à ceux qui formulent cette interrogation que “ celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut pas savoir où il va puisqu’il ne sait déjà pas où il est. ” Autrement dit, construire le présent et le futur sur les cendres du passé ; un passé qu’il faut d’abord bien connaître, et Le clan… est une contribution à l’éclairage de ce passé souvent peu évoqué, mais encore bien pesant. Au-delà d’une façon de rafraîchir la mémoire de ceux qui ont vécu cette époque, Patrice Ndedi Penda a bien voulu que les jeunes d’aujourd’hui sachent comment se passait l’instruction à l’époque pré-coloniale, coloniale et post-coloniale : un renseignement historique nécessaire à la construction d’une conscience de développement et d’émancipation.

Car au-delà de sa portée historique (qui peut autrement être réductrice), Le clan… pose le problème de la reproduction, un concept cher au sociologue Bourdieu, souvent repris et illustré pas Jean-Marc Ela. En effet, les repères mis en place par la colonisation sont restés les mêmes. Une lecture attentive du système éducatif en cours, des programmes scolaires, … montre un certain assujettissement à l’Europe qui contrôle ce système de reproduction des “ classes sociales ” dans lequel ne peuvent émerger que les fils de ceux qui sont aux affaires. Ces derniers défendent – inconsciemment ou non – les intérêts des anciens colons qui peuvent être rassurés de ce que les enfants ne s’éloigneront pas des chemins tracés par leurs pères.
C’est pourquoi Le clan ou la formation secrète d’une élite est une œuvre à lire, même si des réserves peuvent être portées sur des considérations qui desservent les qualités littéraires et éditoriales de l’œuvre.



Ndedi Penda Patrice,
Le clan (ou la formation secrète d’une élite),
Editions Clé, Yaoundé, 2005, 266 pages.


Extraits

Séquence d’initiation au clan

“Les nouveaux élèves subissaient la brimade collective destinée à tous les chiffons, quelles que soient leurs ethnies, comme dans le train. Mais les ressortissants Sawa s’étaient regroupés dans deux clans : la tradition et la réforme. Le but de ces mouvements était d’encadrer les nouveaux venus, en organisant des cours de répétition gratuits pour eux, prodigués par des anciens des classes supérieures. Il fallait également donner une éducation française moderne, à chaque promotion dès la classe de sixième.
Ces cours de savoir-vivre étaient dispensés par un éducateur, ancien métropolitain ou un fonctionnaire évolué. Toute la promotion restait soumise sous l’autorité d’un émissaire, choisi après élection, par la communauté des anciens élèves Sawa, au sein de l’établissement. Les réunions, clandestines, se tenaient dans une salle de classe vide, au gymnase ou dans un coin de brousse, choisi par les anciens.

Les deux premières semaines avaient été consacrées aux cours de propreté et à l’hygiène. Il fallait laver dessous et chaussettes et en changer tous les jours. Bien repasser son linge. Savoir nouer sa cravate, s’habiller en respectant “ la droiture ” : les boutons de la chemise enfilée sur le sous-vêtement, et ceux de la braguette devaient être maintenus en ligne droite avec la boucle de la ceinture, dans une dissymétrie totale entre le pantalon et la chemise. Cela dénotait et trahissait leur ignorance. Ces derniers continuaient à dresser leur lit de manière sommaire : un drap tiré sur le matelas et une couverture pliée en quatre et posée dessus. Dans “ Le clan ”, avant de faire le lit, les Sawa avaient appris à poser d’abord un dessus de matelas, une couverture légère prévue à cet effet, puis à étendre un premier drap dessus ; un deuxième drap sur le premier et enfin une couverture, formant avec le deuxième drap, une large bande repliée avec fantaisie. Une taie brodée enveloppait l’oreiller. Il suffisait de se glisser entre les deux draps, sous la chaleur douillette de la couverture, par des nuits généralement fraîches à Nkongsamba.

Chaque matin, un foyer paraissait vérifier que les chaussures étaient bien cirées, regardait le col des chemisettes et s’assurait que celui-ci n’avait aucune traînée jaunâtre due à plusieurs usages ou à la transpiration, et que les cours de savoir-vivre déjà dispensés étaient rigoureusement appliqués. Toute négligence ou maladresse étaient relevées et sévèrement sanctionnées au cours de la prochaine réunion du clan.

Mayowa, qui n’était pas habitué à tant de soins sur sa personne et sur ses effets vestimentaires, à la maîtrise de ses gestes et de son élocution, s’était senti perdu, les premiers jours, comme la plupart de ses camarades. La peur et l’angoisse qu’il ressentait jadis, face au “ serpent noir ” de Monsieur Longo, resurgirent dans sa conscience.
L’émulation était rude, le programme chargé. Les interrogations et les devoirs surveillés se succédaient à cadence régulière. Même le sport était pour les Chiffons une matière presque nouvelle : le volley-ball, le ping-pong, le handball… seuls le football et la gymnastique leur restaient familiers. Ces premiers cours avaient été donnés jusque-là, au sein de l’établissement, les dimanches de sortie libre.

Mayowa se souvenait de la première réunion de prise de contact. Les Chiffons, les Foyers et les grands s’étaient retrouvés dans la salle de classe de la troisième qui était aussi la salle de classe de l’éducateur qui préparait son diplôme de sortie : le Brevet d’études du premier cycle, cette année-là. Après que les chiffons eurent chanté plusieurs couplets de “ La chanson de Roland ”, apprise dès la première semaine, un jeune homme bien habillé était entré et un Foyer avait hurlé :
- Chiffons, quelque part !
- Les Chiffons s’étaient tous retrouvés cachés sous les bancs. Le jeune homme, posé, calme, l’œil vigilant, avait dit d’une voix chaleureuse et bienveillante :
- Chiffons, assis ! Je suis votre éducateur. Je m’appelle Monsieur Thomas Diboua. Les grands que voici, les Foyers et moi-même, sommes chargés, par nos aînés, de vous donner des cours de répétition pour vous permettre obtenir une moyenne honorable et un classement digne d’un Sawa. Nous sommes également amenés à vous donner un savoir-vivre moderne, plus conforme à la société française dans laquelle vous êtes appelés à évoluer.
- Chiffons, debout… Assis ! Debout… Assis !
- Merci Monsieur le Foyer… Les colons se bornent à nous donner une instruction, nous permettant d’exécuter le travail qui nous sera confié plus tard. Rien de leur éducation ou de leur culture ne nous est dispensé. Vos aînés, arrivés en métropole, avaient réussi à accéder à leur savoir-vivre et s’en étaient imprégnés. Ils ont ramené les documents et se sont investis à l’éducation des premières promotions et depuis, de bouche à oreille, nous sommes en train de nous approprier la culture française. Les Sawa ont été les premiers à entrer en contact avec les Portugais, les Hollandais, les Anglais, les Allemands et les Français.

Ces différents contacts ont fait de nous des personnes les plus éveillées et évoluées de ce pays.
Accumuler les diplômes ou de l’argent ne suffira pas à faire de vous des hommes de bonnes mœurs, responsables et respectables. Il faut avoir, dans nos rapports avec les Français, une culture de base solide. Nous sommes condamnés à avoir une double culture. A notre éducation traditionnelle, vient s’ajouter la culture occidentale. C’est une richesse à exploiter. Je vous conseille vivement de garder et de bien appliquer les cours que je vais vous inculquer. Ils sont personnels et secrets. Vous ne devez les transmettre à personne, hors du clan. Pour terminer cette prise de contact, je vous informe que l’aîné responsable de cette promotion est l’émissaire. Vous connaîtrez son nom et vous le verrez en temps opportun. Le programme des enseignements comportera les cours suivants : Propreté, hygiène et habillement ; rapports avec les enseignants, les camarades, les parents ; le Dago ou bourrage qui est un langage codé du clan de la réforme ; l’exhibition à Douala ; tenue et maniement du couvert à table ; musique et danse ; aphrodite ou cours de séduction et de sexualité...

L’année se terminera par votre baptême. Comme vous le savez déjà par les Foyers ou anciens qui vous ont contactés, il existe deux clans dans le Littoral : “ La Tradition ” et “ la Réforme ”. Nous sommes des réformateurs. Un troisième clan vient de naître à Douala : “ Lumière côtière ”. Voilà pour l’essentiel.
Et les cours avaient aussitôt commencé…

(…)
Je vous souligne que pour tout mauvais comportement répété au sein du collège ou en congés chez vous, vous serez exclu définitivement du clan. Pour vous parfumer, vous devez choisir une marque entre : Le Tabou, Joli Soir ou Molinar. Jamais le Kita.

Belle négresse, fabriquée ici pour les indigènes. Les filles choisiront les parfums aux odeurs raffinées et légères pour ne pas incommoder les gens après leur passage. Elles ont une gamme très variée. Pour tous, la poudre Pin-el-Souda est recommandée. Après votre bain, se oindre avec un lait pour peau douce ; mettre ensuite la poudre entre les orteils où se forment parfois des moisissures qui donnent les démangeaisons. Vous pouvez également mettre un peu de poudre sur votre visage…

Avec vos enseignants, la règle d’or est soumission, humilité et respect. Ils sont là pour vous dispenser un savoir dont vous avez besoin. Pas d’effronterie ou d’impolitesse en classe. Sachez que vous pouvez leur écrire pour leur donner votre point de vue sur une décision avec laquelle vous n’êtes pas d’accord. Mais vous vous exécutez d’abord.

Les filles, je l’ai déjà dit et je le répète : vous n’êtes pas ici pour attraper les grossesses. Aucun “ grand ” parmi nous, aucun enseignant ne doit vous influencer avec des menaces ou autres procédés pour vous amener à avoir des relations sexuelles avec lui. Si vous vous sentez harcelée par lui, vous saisissez votre “ mère ” du clan. Elle nous en parlera et nous ferons le reste. Si vous vous donnez à lui, vous serez exclue du clan. C’est encore plus grave, s’il s’agit d’un broussard !” 




Par Alexandre T. Djimeli
Le 07-06-2005
 

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