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14.11.2006

LE NGONDO.....par Maître DOUALA MOUTOME 

Parler du Ngondo renvoie automatiquement à l´un des grands moments de l`expression socio-culturelle des peuples SAWA. C´est l´idée de la fête annuelle qui est généralement, et même uniquement, restituée, car le reste de l´activité du Ngondo est demeuré et demeure encore sous une gestion inutilement discrète, pour ne pas qualifier autrement cette situation...
Mais en vérité, le Ngondo qui peut aujourd´hui être fier de ses trois siècles d´existence, symbolisait à l´origine une manière, adaptée à l´espace géographique du peuple Duala, dans son rapport au Cosmos en général, et à Dieu (NYAMBE) en particulier après n´avoir été qu´une espèce de juridiction suprême, jugeant en premier et dernier ressort et dont les sentences, immédiatement exécutoires, ne s´embarrassaient pas de la manière de les rendre effectives.

Le mystique composait parfaitement avec la violence barbare. Les sanctions étaient parfois d´une rare cruauté pour un peuple se reclamant de NYAMBE et se réclamant de culture éclairée !!
Le Ngondo a néanmains de tout temps integré, à tout le moins, la globalité des peuples SAWA au point qu´il e´tait difficile, voire impossible, de distinguer entre ces deux concepts dans I´esprit et le vouloir des femmes et hommes d´une certaine époque !!

Il convient donc de se méfier de la facile approche qui réduirait le Ngondo à l´mmersion par les Duala du VASE SACRE, à une période donnée de l´année à l`occasion de laquelle les femmes se drapent de leurs plus beaux Kabas et les hommes de leurs pagnes les plus chatoyants (vetours).
Le Ngondo a toujours caractérisé au Jour "J" un moment de communion intense de tous le SAWA (Duala), même s´il faut dès à présent observer qu´il ne constituait pas le seul ritual de Campo à Manfé, en passant par Bakoko et Manengouba, auquel les peoples SAWA procédaient. Mais il n´ßetait pas que cela, car le Ngondo, ASSEMBLEE TRADITIONNELLE DES PEUPLES (DUALA) SAWA, connaissait jusqu´en 1981, date de sa suspension, une activité constante,
englobant par le moment des préoccupattons politiques. Ses initiatives pour l`Indépendance du Cameroun participaient de cette extrapolation qui appelle beaucoup de circonspection pour sa compréhension, eu égard notarnment à l´évolution que connaît à nouveau notre PAYS , aujourd´hui.
L´Assemblée Traditiannelle des PEUPLES SAWA, " LE NGONDO " avait, et a, en réalité plusieurs missions.

Comme déjà indiqué, le Ngondo assurait la régulation de l´existence et de la coexistence des SAWA, pris individuellement ou collectivement.
Son action permanente n´étant réservée, qu´aux Initiés et aux chefs traditionnels, elle s´était ainsi primitivement découverte au public SAWA, comme fondamentalement juridictionnelle.

Les décisions du Ngondo sont connues et célèbres, ce qui avait eu pour inconvenient de faire paraître aléatoire l´importance de sa mission normative.
Le Ngondo, en effet est un organe de régulation, mais aussi une structure productive de norms à l´usage des Individus et des peuples SAWA, en relation constante avec les dieux de l`EAU qui semblent avoir avec l´eau du Wouri une intimité particulière.

II faut revenir de l´essentiel des normes produites, en dehors du renvoi normal aux coutumes sawa , l´expression affirmée d´un bien être général et partagé,autant que la nécessité de la de certaines vertus , et de la place toujours évidente des peuples sawa dans l´ensemble camerounais.
C´est cette immense ambition que relèvent, dans un style ramassé, les deux premiers paragraphes des statuts « d´opportunité » « Male ma Ngond´a sawa » en ces termes :
« Ngondo ni bokabe na batete he nde jakotone l´asame la bekombo ba Duala be boki o madu ma mopi m´ewodi. E longabe nde o koise mulatako , ndolo na , musango otenten abu, jabwele miam ma dibambe labu, weka miano mi malane mboa o boso, nde na kaise na kokise to nja, e be muanedi.

Ngondo e boli bebolo bendene be di minia o Ekombo´asu, tobotobo : ewenji otese ekombo yese wonja na bianedi ba bakala, jeka ndumban´a miam na minangadu masu, diele bedangwedi ba nunga o sawa, bole penda ngando na bele, nunga ba, mikumwan ma malobe, na nika-na-nika. »

C´est également ce qui justifie que depuis ces statuts don’t la conception remonte à 1999, les différents thèmes du NGONDO, et non de la fête du NGONDO, ont successivement été:

1) – En 1999: « MESANEDI » pour attirer l´attention des Sawa sur la nécessité de prendre conscience des débuts d´une nouvelle ère dès l´aube de l´homme SAWA et soient preserves et envisages en parfaite connaissance de ces besoins et de ses possibilités.

2) - En 2000 : « MUSANGO 0 MBO´ASU », ceci pour inviter tous les SAWA à la concorde entre eux-mêmes, mais aussi entre eux et tous ceux qui vivent avec eux ou partagent le même pays avec eux. Il est evident qu´il ne peut s´agir en l´occurrence que du CAMEROUN.

3) - En 2001, le thème retenu a été « MULATAKO ». Il s´agissait en réalité de promouvoir et d´encourager l´UNITE DES SAWA, DES PEUPLES SAWA pour conformer à la fols à l´air du temps et aux exigences d´une solidarité, indispensable pour redonner à l´homme Sawa la volonté et les moyens de s´engager efficacement dans un combat ayant pour cadre politique la DEMOCRATIE.
Une bonne compréhension de ce thème de 2001 laisse déjà entrevoir la réponse à notre questionnement sur ce qu´est le NGONDO.

4) - Aussi , le thème retenu pour l´an 2002 « KIELE BONAM » annonce-t-il qu´il s`agit plus pour les Peuples Sawa d´aspirer au bonheur, mais qu´il est question de faire aboutir, coûte que coûte, et par la force de l´UNION retrouvée, l´impératif d´accéder effectivement au bonheur.

Sous cet angle, le Ngondo, pris comme Assemblée Traditionnelle des Peuples Sawa, apparaît donc davantage comme un cadre privilegé dans lequel sont abordés, discutés et solutionnés sur le fondement des traditions Sawa, tous les problèmes que ses membres estiment essentiels pour leur existence de Sawa et de Camerounais.

Nous pouvons donc nous permettre à ce niveau de notre développement de relever l´absence d´intérêt d´un débat sur la nature juridique du Ngondo qui ne peut être concerné par la législation sur les associations, n´étant pas une! C´est la raison pour laquelle, depuis 1999, une nouvelie politique est progressivement mise en place pour mieux en assurer le fonctionnement. Il faut cependant éviter de sortir davantage de la tradition, qui n´est pas en
principe écrite, afin de préserver le Ngondo du risque d´enfermement débauchant , nécessairement sur son inefficacité, parce que figé dans le temps (la date du Ngondo) et dans sa célébration (le jour de la fête). Or, ce jour de la fête n´est que I´aboutissernent d´un long processus de douze mois de gestion. Il est donc ternps que le Ngondo, dans sa volonté de modernisation, s´attache également à refaire son idéologie. Ses statuts envisagent notamment I´obligatian pour les peuples Sawa de tout mettre en oeuvre pour assurer et renforcer leur confort moral et matériel.

Il ne nous est donc pas possible, à la veille de retourner soliciter nos divinités, dans la nouvelle dynamique du Ngondo vis-à-vis de la famille de l´un des plus dignes Savva, qui a tant fait pour le Ngondo et pour établir en preuve le savoirfaire politique et économique de I´Homme Sawa, N`entre-t-il pas dans les traditions Sawa que la Communauté, selon les cas concernés, a des devoirs visà-vis de ses membres, autant qu´elle en a des droits ?

Les peuples Sawa veulent-ils faire accepter par des non-suffisament avertis qu´ils ne savent se prendre en charge que pour fêter en pagnes et en kabas ? Où sont donc passés les mots d´ordre " MUSANGO O MBO´ASU, MULATAK0 "? Sont-ils des slogans creux ?

La progéniture de feu Paul SOPPO PRISO, ce brillant Sawa de tous les cambats, ne mérite-t-elle pas que le Ngondo s´occupe d´elle?

En langue Duala, on enseigne que " BULA ISANGA, NDE O SI BULA TUMBA". La suite de feu SOPPO PRISO le sait. Mais elle risque aussi de finalement penser que " TUMBA" (la Communauté) ne prescrivant rien, elle n´a plus rien à redouter d´elle !!

Le cas de feu Président SOPPO PRISO n´a été évoqué ici qu`à titre illustratif.
Notre propos a une autre motivation qui consiste dans la quête d´une solidarité voulue et rendue effective, Le Ngondo nous offre un cadre idéal de reflexion, et nous ne voulons pas, ou n`osons pas, l´utiliser. Or, pour que le Ngondo continue à traverser les temps, sans verser dans le folklore, il faut qu´il se bâtisse une idéologie lui permettant d´agir pour le bien-être et le développement des Peuples SAWA, en laissant intact les domaines de prédilection des partis politiques. Il faut que ses actions cessent d´être ponctuelles et circonstancielles. A titre d´exemple, une fois de plus, on n`apprendra pas aux enfants Sawa d´écrire en Duala si I`on ne devra attendre que I´approche du jour de I´immersion du vase sacré. "KIELE BONAM": tout un pragramme à rendre concret et qui exige que le Ngondo s´engage plus fermement dans la revitalisation de nos habitudes et pratiques coutumières dont la plus importante, de mon modeste point de vue, est et demeure la SOLIDARITE dans la fraternité. Les cris tels que "MBOA e jai te na ? KELAMBO DI"..."Yadi di mamba te, di ma pula nde ba ndome" constituent autant de repères de la culture Sawa que ne restitue pas clairement la seule fête du Ngondo,

"JABWELE LA MBOA" (le développement des peuplessawa) ne peut s´inscrire que dans une volonté de convaincre de son unité, d´en définer les modalitéset les objectifs dans un cadre de concertation qu´est le Ngondo, lequel rappelons-le, dispose de la faculté de PUNIR tous ceux dont les actions et les comportements s´écartent de l´orthodoxie de notre ASSEMBLEE TRADITIONNELLE DES PEUPLES SAWA. L´engagement des Peuples Sawa, de chaque Sawa, permettra seul la pérennisation dans l´efficacité, du SEUL Organe normative et régulateur autant que le cadre de concertation communautaire, sans ambition politique, mais attentive aux pulsions socials, pour le suprême intérêt de notre Pays, riche et fier de sa diversité culturelle.


Note Bibliographie

M. Douala Moutome est né le 28 décembre 1943 à Yabassi.
Il effectue ses études primaires à Sa´a, Obala et Douala.
Le cycle secondaire le verra passer au Lycée Leclerc (Yaoundé), au Lycée Joss (Douala) et au Lycée St-Exupéry (France) où il obtient le baccalauréat en 1963.

Il s´inscrit alors en faculté de droit et poursuit à l´Institut d´Etudes Judiciaires de Paris.

Ce parcours terminé, il travaille quelques temps en France.
Rentré au. Cameroun en 1971, M. Douala Moutome collabore à l´étude de M. Matip, puis à celle de Viazzi-Aubriet, pour enfin s´associer à M. Wolber.
Le 26 avril 1991, il est nommé Ministre de la Justice Garde des Sceaux.

M. Douala Moutome est amoureux de football et ouvert à toutes les musiques.
 

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