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07.03.2007

Massao 2007: Les "gos", la radio et le Massao 

































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Retour sur l´une des grandes satisfactions du Festival des voix de femmes.

Gaëlle Moudio Ndedi

Dimanche 29 avril, 13h à la place du gouvernement à Bonanjo (Douala). Quelques personnes s´activent dans et autour d´un chapiteau rouge. Des jeunes filles essaient des microphones et autres casques audio. Les badauds s´approchent dès les premiers mots lâchés par Nathalie, la présentatrice de ce tout premier numéro du Journal, du Massao, sur radio Massao en direct du village du festival et relayé par Sweet Fm, Rtm et la fréquence 103.5. Il marque l´ouverture officielle, avec deux jours de retard certes, du Massao 2007. Les équipes de Rfi préparent quant à elles, leurs plateaux pour l´enregistrement des émissions " Reines d´Afrique " de Kidy Bebey et " Priorité santé " de Claire Hédon ". Ce premier numéro d´une série de huit de journaux est très important pour tout le monde au regard des incertitudes qui pèsent sur le festival…

C´est un journal culturel. Plein d´humour. Les rubriques, bien définies au préalable, sont animées à chaque fois par une fille différente : des comptes-rendus de concerts de la veille, présentation du programme de la journée, le portrait d´une femme, un invité du journal et un vox pop coup de gueule des femmes. En somme, une radio faite par les femmes, qui fait écho aux voix de femmes.

De même, le débat du soir à 19h, seconde et dernière production de radio Massao, contribue à lever un pan de voile sur les problématiques de femmes. Intitulé " Les gos du Massao " comme les filles qui le font, il réunit dans le studio des femmes, quelques fois des hommes, avec deux filles pour animer la discussion.

Clarence, Nathalie, Gaëlle, Soflane, Makeda sont de jeunes journalistes. Elles viennent des différents médias de la place. Elles sont le fruit de la deuxième promotion de l´atelier de formation radio que Bernard Chenuaud coordonne au nom de Rfi depuis le Massao 2001. Elles ont su montrer leur attachement, leur disponibilité et ardeur au travail. Pendant tout le temps que dure le festival, il règne à radio Massao, la même ambiance hautement agréable, pleine d´humour, souvent au second degré. Les filles savent garder la pêche malgré la pression de leurs diverses activités qu´elles doivent mener parallèlement à la radio. Heureuses de prendre part à cette expérience unique, fût-elle éphémère, elles rêvent toutes, ou presque, du moment où elles seront appelées pour devenir correspondantes locales de certaines grandes radios.


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Théophile Mbouma Bissa interview

Un passionné ? Un fou délirant ? Un obsédé ? Un déphasé ? Combien de Camerounais se sont posé l’une ou l’autre de ces interrogations au sujet de Théophile Mbouma Bissa, principal promoteur du festival international de voix de femmes, qui sera rendu, dans deux semaines, à son cinquième rendez-vous bi-annuel.
Entretien avec Alain B. Batongué
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http://www.massao.org/video_037.htm#
Video du Massao 2007


C’est que le personnage étonne par son obstination, son opiniâtreté à relever un défi que plusieurs croient irréalisable : imposer au Cameroun, en particulier dans la ville de Douala, un festival populaire et élitiste autour de la gente féminine, alors même que l’environnement, des sponsors et mécènes privés, en passant par le ministère de la Culture, ne l’y ont jamais spécialement encouragé. Il est alors étonnant de voir un Camerounais qui met dans son compte ses propres économies, gagnées ça et là à travers des consultations auprès de structures internationales basées en Afrique ou ailleurs, venir les reverser tous les deux ans à la réalisation de cet éternel rêve dont il reste convaincu que, dans le moyen terme, il atteindra sa plénitude et, peut-être, produira des bénéfices.

En attendant, l’ancien présentateur vedette de " Carrefour Etoile " et "Nocturne" sur Swelaba Fm 105 à Douala, qui n’a jamais oublié d’où il vient, c´est-à-dire d’un apprentissage de la profession de journaliste sur le tas favorisé par un certain Lapino Mepoui à Moubitang, qui se souvient de ses premières armes comme correspondant de Africa N° 1 avant d’effectuer quelques stages en France, qui est l’un des créateurs de Contact média, continue de travailler, de réfléchir. Et d’espérer que chaque édition du Massao soit l’occasion pour " la femme d’Afrique et du monde d’être au centre d’une semaine de célébration visant à magnifier l’intelligence, le talent et la foi pure et candide de toutes celles qui, ici et ailleurs, font rayonner la cause d’une valorisation juste et salutaire du potentiel féminin ". N’y a-t-il qu’un fou ou un déphasé pour continuer de rêver de femmes de lumière ?



Quel est l’état exact des préparatifs du Massao 2007, à deux semaines de l’événement ? Le présage est-il meilleur que les dernières fois ?

La programmation est bouclée. Le niveau d’adhésion des partenaires financiers est satisfaisant. Nous bénéficions de la bienveillante attention de la Communauté Urbaine de Douala. Nous allons occuper un nouveau site et les travaux d’aménagement démarrent bientôt. Il est des incertitudes et des appréhensions inhérentes à l’organisation d’un évènement de cette envergure, qui ne peuvent être levées avant que tout ne soit fini. Ce sont des constructions par essence fragiles, mais notre rôle c’est justement de faire en sorte que ça tienne jusqu’au bout. Le présage n’a jamais été autant meilleur à ce niveau des préparatifs. Je suis optimiste.

On annonce Myriam Makeba à cette édition du festival Massao. Vous est-il possible de confirmer cette information à deux semaines de l’évènement ?

Myriam Makeba sera effectivement la vedette majeure, et l’une des plus grandes attractions de la prochaine édition du Massao. Elle arrive au Cameroun le 04 mai prochain. Le 05 mai, elle est au centre d’une grandiose cérémonie au cours de laquelle elle recevra la distinction du Massao d’honneur. Malgré son calendrier hyper chargé au moment où ce symbole mondial effectue une vaste tournée mondiale d’adieu pour marquer la fin de sa carrière, Myriam Makeba a tenu à venir personnellement recevoir sa distinction en main propre. C’est une décision qui honore le Massao et le Cameroun.
C’est l’occasion de dire que le Massao a, par le même coup, reçu mission d’organiser le grand spectacle d’adieu de Myriam Makeba au Cameroun, dans la foulée de la tournée mondiale dont elle honore certains pays du monde. Ce spectacle aura lieu en novembre prochain, et vous aurez l’occasion d’en savoir plus d’ici là.

Peut-on s’attendre à d’autres points forts dans la programmation artistique du Massao 2007 ?

Nous avons voulu renforcer encore la programmation locale de cette édition avec une demi dizaine de personnalités artistiques féminines du moment, dont Natasha Bizo, Jacky Biho, peut-être Ange Bagnia, Nicole Mara et autres, avec qui les contacts sont en cours. Nous offrirons au public l’opportunité de revoir certaines figures connues de la culture camerounaise de la diaspora telles que Koko Ateba, et aussi de découvrir de nouveaux noms qui brillent sur les scènes du monde et qui n’ont jamais eu le loisir de venir ici au contact de leur public, à l’exemple de Muna Mingole venue du Québec, Grâce Kama de France ou Kaïssa Doumbe qui viendra de Brooklyn aux Etats-Unis. Elle sera dans le concert inaugural, le 27 avril à 21heures. La programmation étrangère, pour sa part, a fait l’objet d’une attention particulière et le public camerounais aura le plaisir de découvrir des talents aussi précieux que parfois méconnus chez nous.
Nous aurons des groupes et artistes de France, du Canada, de Suisse, du Sénégal, du Congo, de Guinée, de RCA. Nous sommes très heureux de programmer cette année une soirée spéciale de musique et voix du Gabon. Au regard de la proximité géographique et culturelle du Cameroun et du Gabon, ce sera l’occasion d’une interconnaissance qui nous semble opportune. Nous envisageons de poursuivre cette expérience avec d’autres pays lors des prochaines éditions. Nous avons introduit aussi quelque chose de spécial pour cette édition : la soirée des hommes qui chantent pour les femmes. On aura l’occasion, en une soirée unique en son genre, d’entendre les voix charmantes de Henri Njoh, Misse Ngoh, Afo Akom, Tonton Ebogo et bien d’autres, chanter rien que la femme "sous toutes les coutures" pendant cette soirée.

Vous faites un festival de la femme pour fêter quoi, en fait, quand on connaît les conditions de la femme dans nos sociétés ? N’est ce pas une forme de distraction par rapport aux problèmes de la femme au Cameroun et en Afrique ?

Le Massao est un lieu de valorisation des femmes qui font des choses formidables dans l’art et dans tous les autres domaines d’activité. Les femmes réalisent au quotidien des prouesses qui sont occultées par l’image courante de la femme mal traitée et incapable de performance. Le Massao est le seul endroit en Afrique qui tente de réunir de manière programmée certains symboles de ces performances de femmes et de les montrer au monde en un feu d’artifice, tous les deux ans.
Le Massao est aussi un lieu de prise en compte des problèmes de celles qui ont des difficultés à s’affirmer. C’est un lieu de promotion de l’initiative féminine, en général. Nous voulons que cette édition montre mieux la dimension sociale du Massao, jusque là occultée par le côté festif du festival. Aussi allons-nous renforcer les ateliers de formation. Outre celui des femmes de média assuré par RFI, nous abriterons deux sessions de formation d’entreprenariat de femmes. Grâce au partenariat conclu avec le Cabinet Stratégies, des dizaines de femmes rurales et citadines bénéficieront des enseignements qui leur seront bénéfiques dans leur vie au quotidien.
L’autre atelier, réservé exclusivement aux femmes de l’informel et des petits métiers, se fera avec "Partenariat et développement", un autre de nos partenaires basés en France. Je vais vous citer également, parmi les nouveautés les plus emblématiques, le programme Bus Santé Solidarité que nous allons mener avec la collaboration de CCA/SIDA et de la Swaa. Il consistera en une caravane qui sillonnera les quartiers de toutes les communes de Douala pendant la durée du festival. Il bénéficie du parrainage des artistes, qui aideront à porter aux populations des quartiers visités, le message de sensibilisation sur la prévention du paludisme et du sida, dans une ambiance festive.
La présence annoncée de Sylvia Serbin, écrivaine française appelée à donner une conférence, offrira une opportunité pour des rencontres et tables rondes avec des spécialistes de littérature féminine du Cameroun, une exposition des œuvres de littérature féminine, avec à la clé, une cérémonie de dédicace en partenariat avec le magazine "Patrimoine". Le village offrira un visage nouveau et restera ouvert une grande partie de la nuit pour un bal nocturne.

Maintenant qu’on parle de l’édition 2007 du Massao, a-t-on tué tous les démons des éditions précédentes ?

Vous me préciserez lesquels. Mais vous pourriez aussi parler d’importants progrès que le Massao a réalisés sur son parcours et qui lui valent d’être cité comme l’un des festivals les plus crédibles en Afrique. En quatre éditions, il a acquis un rayonnement et une renommée qui en font un rendez vous culturel couru, j’en veux pour preuve la panoplie de dames prestigieuses d’Afrique et d’Europe que le Massao s’honore de recevoir, la mobilisation populaire autour des manifestations et l’adhésion de partenaires de qualité en constante augmentation au fil des éditions, pour ne citer que ces exemples là.
Ces résultats, dont certains observateurs objectifs ont témoigné, n’auraient pu être obtenus si nous ne nous étions pas montrés capable de surmonter les difficultés sur notre chemin. Et Dieu sait qu’il y’en a eu. Certes ils sont encore nombreux, les trophées à gagner sur la voie de la conquête définitive du succès, mais l’ère de ce que vous appelez démons est résolument derrière nous. La prochaine édition du Massao, parce qu’elle s’appuie sur l’expérience cumulée sur les quatre précédentes éditions par une équipe éprouvée à la tâche et renforcée par de nouvelles compétences, est appelée à atteindre sa plénitude conceptuelle. Croyez moi, tous les ingrédients sont réunis pour donner aux populations de Douala, et à tous nos publics, un bouquet à la hauteur de leurs attentes, si je me réfère à l’engouement enregistré lors de la dernière édition.

On pense en particulier au problème d’éclairage et de l’autonomie, eu égard aux délestages ou coupures intempestives, qui ne sont pas finis…

Ils ne sont pas finis, mais j’observe que la situation s’est considérablement améliorée. Cela dit, aucune précaution ne sera de trop. Nous avons engagé depuis plusieurs mois, des contacts avec AES Sonel, avec qui nous souhaitons nouer un partenariat mutuellement bénéfique. Nous voulons que cette société trouve en ce rendez vous, une vitrine qui contribue à lever certains préjugés négatifs qui ont encore cours sur elle auprès des usagers. Pour l’instant, nous attendons la réponse des responsables de AES Sonel, que nous espérons positive. Le cas échéant, nous prendrons des mesures pour disposer de groupes électrogènes qui garantissent la continuité des prestations en toutes éventualités, mais je reste optimiste. Le Massao 2007 est une fête de lumière. Je refuse de penser que c’est celle de AES Sonel qui fera défaut aux femmes venues de par le monde faire scintiller la flamme de notre cité.

On continue quand même à éprouver des craintes par rapport aux problèmes qui reviennent ces derniers temps, par exemple celui du site…

En effet. On nous critique souvent d’avoir choisi la "Maison du parti de Bonanjo", un site jugé excentré des quartiers populaires mais aussi, semble-t-il, pour sa dénomination à connotation trop partisane au goût de certains. Ces raisons évoquées pour expliquer un soi disant déficit de popularité peuvent se discuter, mais nous en avons tenu compte. Nous avons surtout été interpellés par les problèmes de droits d’accès et de gestion de ce site qui exigeaient que nous envisagions une autre solution, d’un point de vue purement managérial.
Malgré la bonne volonté de ceux qui le gèrent, en particulier M. Tobbo Eyoum, que je tiens à remercier, la disponibilité de ce site ne peut nous être garantie, parce qu’il est sujet à des sollicitations jugées supérieures, susceptibles d’intervenir à tout moment. Toutes raisons qui nous ont contraint, à deux reprises, à modifier nos plans d’occupation, parce qu’il fallait cohabiter avec les foires commerciales tunisienne et iranienne, dont la nature n’a rien de commun avec le Massao. Il fallait donc changer, mais nous avons été confrontés au manque cruel d’infrastructures à Douala. Le Massao n’est pas une foire. Rares sont des endroits à Douala qui offrent le minimum de normes nécessaires pour l’accueillir.
Heureusement, notre partenaire la C.U.D, sensibilisé à ce problème, a consenti à nous accorder la possibilité d’occuper désormais ce qu’on peut avoir de mieux comme espace pour l’heure à Douala pour un évènement de l’envergure du Massao, la Place du Gouvernement en face de la poste centrale à Bonanjo.

On pense aussi à la liquidité des caisses du festival et, donc, au sponsoring, quand les artistes évoquent souvent des cachets non payés ou payés en tranches de saucisson…

Il est excessif de dire que le Massao ne paye pas les cachets des artistes, alors même que plus de 95% de nos engagements sur ce chapitre ont été honorés. Le caractère rédhibitoire du milieu camerounais et les contraintes de la production et de la consommation culturelle expliquent le retard d’une infime partie des règlements au vu du niveau des sommes engagées. J’entends souvent certains critiques faire référence aux évènements de la même envergure, qui se font ailleurs avec plus de bonheur, pour déplorer les limites du Massao. Ils oublient cependant de dire que, partout ailleurs, de tels évènements sont d’abord portés par une politique volontariste des pouvoirs publics, qui fait cruellement défaut ici.
Les entreprises privées rechignent à sponsoriser la culture dans nos pays. Le mécénat, n’en parlons pas. La bourgeoisie locale, c’est connu, ne sait pas tendre la main et ne s’intéresse qu’à ce qui est lié à sa propre condition. Elle a par conséquent d’autres préoccupations que de venir en aide, comme ça se fait sous d’autres cieux, à de telles initiatives qui permettent, entre autres, de donner du rêve au peuple, ne serait-ce que pour quelques heures. Toute la différence est là. Je tiens à le dire, le Massao n’existe que grâce à la volonté de quelques individus qui, depuis des années, en portent la charge avec leurs bras frêles et nus.
Comment s’étonner, dans ces conditions, que nous ayons des difficultés de temps en temps, d’autant plus que certains acteurs n’ont pas toujours fait preuve ni de compréhension ni de professionnalisme. Je peux vous assurer que, vu comment nous sommes peu aidés, certains désagréments que nous déplorons sont anecdotiques Ce qui est important, ce sont ces progrès réalisés qui nous permettent de prétendre à un objectif à l’issue de cette édition du Massao: parvenir non seulement à un budget équilibré, mais honorer nos engagements dans les délais requis, notamment en ce qui concerne les cachets des artistes.

On a aussi parlé de l’intermittence de l’organisateur principal, basé à Paris et ne descendant au Cameroun que pour le festival…

Et alors ? Résider en permanence ici donne quel brevet dans l’organisation d’un évènement? Quand je vois l’image lamentable que renvoie le Cameroun à l’extérieur sur le plan de l’organisation des spectacles, j’ai plutôt l’impression que le Massao ne s’en sort pas mal. Je trouve par ailleurs ridicule de dire cela, quand on sait que des évènements ont été organisés ces derniers temps dans notre pays par des personnes qui ont débarqué quelques semaines avant on ne sait d’où et ont été soutenus à bout de bras. De tels arguments ne peuvent venir que de ceux qui ne savent rien de la réalité de notre activité ou des gens de mauvaise foi qui sont en situation de nous accompagner dans nos efforts, ne le font pas et prennent tous les prétextes pour justifier leur attitude.
Je comprends la gêne de ceux qui n’ont pas cru en nous et parfois nous ont négligé. Ils avaient programmé notre échec qui, malheureusement pour eux, tarde à venir. Ce n’est pas une raison pour distiller des informations erronées sur notre compte. J’ai déjà eu à le dire, le Massao est le fruit du travail d’une équipe qui, dans sa grande majorité, est permanente au Cameroun où, que cela soit dit en passant, je réside la moitié du temps dans l’année. Nous n’avons jamais pensé que nous pourrons satisfaire toutes les attentes en un jour, surtout que nous refusons de céder à la facilité. C’est comme cela qu’il faut lire les insuffisances de notre action. Ce n’est pas parce que je ne suis pas là tous les jours.

Autre situation, le parrainage de l’événement. La ville de Douala, à travers le délégué du gouvernement, a assuré ce parrainage. Mais la ville a changé de Délégué entre temps. Et on connaît le poids des hommes chez nous…

Vous me permettrez déjà de saluer l’ancien locataire de la CUD, le Colonel Etonde Ekoto qui, le premier, a compris la justesse d’une telle initiative et le bénéfice que la ville pouvait en tirer, au plan touristique, au plan de l’animation locale, de la consommation culturelle et du rayonnement international. Il me plaît de vous dire que les changements intervenus n’ont affecté en rien les accords avec la ville. L’actuel Délégué de la CUD, le Dr Ntone Ntone, nous a vite donné des assurances que la ville poursuivra les efforts engagés en faveur de cette manifestation. La décision de changer le site du festival par exemple et bien d’autres mesures dont vous verrez les effets bientôt participent de cette volonté.

Le relatif succès populaire de la dernière édition doit vous convaincre de ce que vous avez toujours affirmé: Douala a besoin d’un festival de cette dimension…

Je n’ai jamais douté sur ce point. Le divertissement est un besoin vital comme boire, manger ou dormir. Je ne vois pas pourquoi ce serait l’exception pour les populations d’ici. Le public n’est pas venu en masse au début à cause de sa frilosité vis-à-vis du spectacle, née des abus dont il a pendant longtemps été victime. Mais l’intérêt a toujours été là. Les Doualéens viennent aujourd’hui, tout simplement, parce je crois que nous les avons convaincus. Ils attendent maintenant avec impatience ces formidables moments de divertissement et d’échanges avec le reste du monde que le Massao permet, les opportunités de formations que ce rendez-vous offre aux jeunes, mais aussi les retombées économiques que génèrent ses activités.

Le ministère chargé de la Culture a toujours peiné à suivre l’événement: qu’en est-il cette fois ?

Je me pose des questions sur ce constat qui, au fil des années, paraît comme une discrimination envers notre organisation. Je ne pourrais cependant présager des intentions du Ministère, dont l’appui a été sollicité cette année, comme à chaque fois depuis que nous avons lancé ce projet

L’édition 2007 se tiendra encore une fois en plein milieu des soubresauts autour des sociétés de droits d’auteur. Cela vous fait-il sourire ou vous laisse-t-il plutôt indifférent ?

Voir des structures qui devraient être des moteurs de la vie culturelle de notre pays s’enfoncer dans des batailles de chiffonniers ne peut pas me faire sourire, encore moins me laisser indifférent. Je ne peux pas m’expliquer une telle situation, si ce n’est qu’elle semble faire les affaires de certains. Les seuls à en pâtir sont les créateurs et nous qui nous efforçons de mettre en place des cadres d’épanouissement culturel. Je trouve simplement dommage que tout çà se passe dans une indifférence quasi générale.

De manière générale, quelle relation le festival entretient-il avec ces sociétés de droits d’auteur et pourquoi ?

Elle est quasi inexistante. Peut-être parce que nous ne nous sommes pas assez approchés d’elles? Mais probablement aussi parce qu’elles ont un peu trop mis en avant le coté gendarme, au détriment des missions d’accompagnement, même si je dois reconnaître qu’elles ne nous ont jamais gêné dans notre démarche. Mon souhait est que le Massao 2007 soit l’occasion d’engager une collaboration plus étroite. Nous allons nous y employer.
 

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