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28.08.2005

Plus SAWA qu´un BATANGA, il y a pas 

Quand on parle de Sawa, on se refère au peuple du Littoral côtier. Et puisque les Batanga vivent carrément « sur la mer, sur les vagues » de l´océan, par rapport aux autres qui eux, se regroupent, soit au bord des fleuves (les Duala, par exemple), soit à l´intérieur des terres (les Bakossi, les Bakaka,.........), cherchez plus Sawa qu´un Batanga vous ne trouverez pas.

Tout Batanga se réclame de cette identité Sawa avec force.
C´est le cas du chanteur-musicien-compositeur, Eko Roosevelt, un Batanga bon teint: « Oui, je revendique, plus que tout autre dans cette grande famille, le titre de Sawa ».

Un peuple, une histoire, une culture

Il ne s´agit pas pour notre homme de susciter une quelconque polémique. D´ailleurs, il se dépêche d´apporter d´autres éclaircissements sur cette identité SAWA ; « Tous ces peuples (les Batanga, Les Duala, Les Bakweri, Les Malimba, Les Yabassi, etc…) ont la même origine ».

L´histoire souligne que leur mère patrie serait le pays Swahili, qu´ils ont le Congo comme point de départ, et qu´ils sont arrivés par la mer sur la côte. Ce n´est pas le moindre de leurs traits communs, malgré le fait que chaque famille affiche aujourd´hui des particularismes culturels. Mais dans les grandes lignes, il ne fait pas l´ombre d´un doute que la culture est la même pour tous.
Regardons les Batanga: Les commémorations du retour des communautés Bapour (14 Février) et Banor (9 Mai ) (entendre MAYI « mois de mai en langue Batanga ») donnent lieu à des festivités qui ne sont pas sans analogie avec le Ngondo, sauf qu´elles revêtent d´autres noms, selon le sous-groupe linguistique : ici, chaque village organise sa fête, bien que celle-ci se déroule pratiquement au même moment, partout.

La matinée durant, tout le monde se jette dans l´eau et on se baigne jusqu´à plus soif, pour se rappeler ce souvenir-là. Quand on en la force et l´endurance, on nage d´un village à l´autre, en longeant la côte…L´après-midi est consacré aux ripailles. En soirée, on se met en scène des pièces qui évoquent l´arrivée de cette population au bord de la mer.

A cette occasion, on danse le « Banga » (qui n´est pas sans rappeler le Ngoso ou l´Essèwè) qui est une dans initiatique du « Mamiwata ».
Toujours au chapitre rituel, il y a surtout le « Nkuir », qui est la danse de la sorcellerie. Il faut être passé par des rites initiatiques, donc être un initié (c´est-à-dire connaître le secret des plantes, de la mer et de l´eau) pour comprendre la signification de cette danse, pour entrer dans le cercle du Nkuir. Par contre il n´était pas interdit à la population, tout de blanc vêtue, d´assister en spectateurs. A un certain moment, ils voient apparaître un personnage géant, haut de trois mètres environ. On allume un brasier dans lequel on jette dans plantes hallucinogènes.
A un autre moment de la cérémonie, les spectateurs voient passer sur la route une pirogue très spéciale (Bolo ba Mundi) plus vraie que nature, avec des pagayeurs, et l´eau jaillir de l´embarcation. Non ! il ne s´agit pas de légende, mais des phénomènes mystiques qui se vivaient à l´œil nu, et qui font partie des rites traditionnels spécifiques aux Batanga.

On pouvait encore donner plus de couleur au cérémonial en faisant un sacrifice aux esprits de l´eau : les prêtres initiés s´embarquaient dans une pirogue en mer faire les offrandes aux Jengus. Offrandes constituées d´ingrédients et de nourriture que les prêtres (sorciers) immergeaient au large, pendant que les populations dansaient le long de la rive. Les sorciers revenaient avec un gros crabe mystique qu´ils brandissaient de loin. C´était le signe que les sacrifices avaient été accepté ou non. Il semblerait qu´à l´origine, au lieu de victuailles, on sacrifait bel et bien un homme. Les Batanga pratiquent le sacrifice de moins en moins, car les grands sorciers ont disparu avec l´évagelisation.

L´Eglise est passée par-là

Bien entendu, la commémoration de ces deux fêtes majeures chez nos frères est la résultante de deux évènements historiques liés à la colonisation et au contact des missionaires blancs.

- D´une part, les missionaires mirent pied à terre sur l´ île de Kourisko, avec la volonté de débarquer sur le continent. Il essuyèrent le refus farouche des Chefs, qui étaient aussi des grands sorciers du Jengu. Ils étaient opposés à l´évangélisation. Néanmoins, un groupe de gens décida d´aller les chercher. Pour tromper la vigilance des sorciers, ils fabriquèrent une pirogue (le fameux bolo ba mundi ) qui glissait jusque sur la terre ferme...
- D´autre part, le choix des deux dates (9 Mai et 14 Février) de la commémoration est tributaire d´un fait historique : en effet, pendant la première guerre mondiale, l´espace Batanga fût le théâtre des opérations militaires entre les Allemands et les Français. Les autochtones furent les principales victimes de ces affrontements et bombardements. C´est pourqoui la SDN (Société Des Nations) envoya une grande barge pour évacuer ces populations prises entre deux feux vers Victoria, l´actuel Limbé… A la fin de la guerre, la communauté Bapour rentra au bercail le 14 Février et les Banor les suivirent le 9 Mai.

Malgré tout, les Batanga, à l´instar de tous les Sawa, n´ont pas conservé intactes les valeurs traditionnelles. Il y a eu pas mal d´interférences et un métissage culturel avec les Portugais, les Espagnols, les Allemands et les Français.
Beaucoup de choses ont changé chez le Batanga, où on n ´a réussi qu´à conserver des bribes de vestiges par endroit. L´Eglise est passé sans pitié par là.

P.S. Selon la tradition orale et d´après Léopold Moume-Etia, le JENGU est un divinité des eaux.

Manu DJEMBA avec la participation d´Eko ROOSEVELT
source: infos Ngondo
 

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