Downloads   Galeries   Forums   Audios   Vidéos   Liens   Livre d´or   Partenaires   Contact   
  Accueil
  Actualité
  Régions/Peuples
  Historique
  Sawanité
  Le Ngondo
  Tourisme
  Littérature
  VIP
  F.A.Q
  Agendas
  Evénements
  Annonces
  Projets
  Communauté



      
15.02.2007

Belka Tobis : parle de son Cool Assiko, Concerts et DVD 


























Revenu au Cameroun à la faveur des spectacles, l’artiste parle de son dernier album.  Propos recueillis par Dippah Kayessé

Vous voilà enfin au Cameroun…Comment s’est déroulé l’accueil?

Il faut dire que ce fut un très grand moment de retrouvailles. Pour quelqu’un parti du pays depuis un bon bout de temps et qui n’avait pas joué devant son aimable public, j’ai eu quelques appréhensions. Mais, plus de peur que de mal. A la descente d’avion, il y avait du beau monde pour m’accueillir. Tout le monde a tenu à m’accompagner jusqu’à mon hôtel. Et le 10 février dernier au Parc des princes à Bali, à l’occasion de mon premier spectacle, ce fut encore la grande communion avec mon public. Debout, le public a chanté avec moi tout au long du spectacle. Dans la rue, je reçois continuellement des sourires, des mots de gratitude… c’est sympa.

Qu’est ce qui justifie que vous soyez resté longtemps sans mettre les pieds au Cameroun?

Un artiste ne se déplace pas comme un touriste. Pour l’artiste, tout est programmé à l’avance, des contrats signés, des réservations d’hôtel…. Il vaut mieux attendre quelque part plutôt que de se faire rouler dans la farine. J’étais là l’année dernière au mois de mars pour une série de spectacles. Malheureusement, à cause des incompréhensions avec les organisateurs, j’ai choisi de repartir sans toutefois jouer. Parti tout récemment en France, il fallait d’abord me battre pour mon intégration sociale, chose toujours pas facile. De toutes les façons, je reste très attaché au Cameroun où vivent tous ceux qui me sont chers.

Dans le milieu des artistes, on a entendu parlé de votre séjour présumé en prison. Qu’en était-il exactement?

(Eclats de rire). Je n’ai jamais été en prison pour quelle que raison que ce soit. Je mène une vie d’artiste assez paisible et sans problème en France. Il faut avouer que la vie d’un homme est faite d’amis et de détracteurs. Malheureusement, ces derniers sont toujours plus nombreux. Il est vrai que je suis resté un long moment sans faire signe de vie ; mais cela ne devrait pas être une source d’inspiration malsaine pour mes détracteurs. En dehors de quelques spectacles aux cotés de Chantal Ayissi et de Ben Decca, seul dans mon coin, je travaillais sur mon nouvel album.

Votre chanson Aye Mok est-elle une réponse à vos détracteurs?

Avant d’être une réponse à mes nombreux détracteurs, c’est d’abord une lettre faite à ma maman. Agée aujourd’hui de 75 ans, la crise cardiaque est aux abois et la moindre mauvaise nouvelle pourrait facilement l’emporter. Elle a beaucoup souffert ces derniers temps des mille et une fausses histoires racontées à mon sujet. Je suis heureux de savoir qu’elle a bien perçu le message et que, pour elle, la vraie version c’est celle de son fils et rien d’autre. Depuis mon arrivée, elle ne cesse de danser et de fredonner les mots de cette chanson.

Depuis la France, aviez-vous les échos des nouveautés musicales au Cameroun?
Pour un artiste, c’est évident. J’ai toujours gardé une oreille attentive sur les mouvements des autres artistes. J’ai eu des échos de Narcisse Pryze, Sergeo Polo… et bien d’autres qui nous arrosent de leurs sonorités. Il faut reconnaître que les musiciens camerounais portent assez haut l’étendard du pays en dépit des problèmes qu’ils rencontrent au quotidien. Ce n’est toujours pas encourageant de transpirer à grosses gouttes pour réaliser une œuvre et de ne pas bénéficier de ses fruits.

Vous débarquez au Cameroun au moment où votre album fait fureur. Vous vous y attendiez?

Je ne suis nullement surpris par les effets que produit cet album dans les cœurs des mélomanes. Ce n’est pas la première fois qu’un tel accueil est réservé à mes œuvres. Ce fut pareil en 1995 avec le premier et en 1997 avec le second. Belka Tobis est donc un habitué des succès à grande échelle. J’ai beaucoup de respect pour les mélomanes. Il est hors de question pour moi de leur livrer n’importe quoi. L’album actuellement sur le marché est le résultat d’un travail sacré et de longue haleine.

Et si vous parliez de cet album.

En gros, j’ai mis quatre ans pour écrire les textes et la musique de cet album. Unique garçon, j’ai de tous les temps été entouré par mes sœurs raison pour laquelle cet album est en partie dédié à la femme, mère de l’humanité. D’autre part, les textes, je ne vais jamais les chercher loin, je m’inspire de la vie autour de moi. Conscient de la dimension que je voulais donner à ce produit, j’ai pris contact avec Toto Guillaume pour son arrangement. N’oublions pas que Toto Guillaume reste un des meilleurs arrangeurs de la musique camerounaise. L’album est sur le marché depuis pratiquement huit mois. Il faut avouer que mes albums démarrent toujours timidement. En plus de çà, celui-ci a eu quelques problèmes au niveau de la promotion. C’est la maison Flash qui devait assurer sa distribution. La fermeture de cette maison à la dernière minute va porter un grand coup à l’album.

Maintenant que vous êtes là, comptez-vous rester longtemps ? Quel est le programme de votre séjour?

Je viens pour une série de spectacles programmés depuis Paris. J’ai commencé samedi dernier au Parc des princes de Bali. Je poursuivrai au Cinéma le Wouri le vendredi 16 février et au collège de la Salle à Douala le samedi 17 février en compagnie de Annie Anzouer, Hey Aladji. Après Douala nous nous rendrons à Yaoundé pour un concert programmé le 18 février. Depuis mon arrivée, je suis sollicité par des organisateurs de spectacles qui voudraient bien me voir me produire dans quelques boites de nuit de la place et autres cabarets. Je reste ouvert à toutes les propositions. Après quoi, je repartirai en France préparer la sortie prochain d’un Dvd plein d’images, tel est d’ailleurs mon projet pour cette année.

=======================

Belka Tobis: le pangolin lyrique du Cameroun


Découverte musicale du week-end (via le blog enfantdukmer), Belka Tobis (cuisse de pangolin en langue Basaa) depeint la societe Camerounaise dans un lyrisme que d´aucuns voient comme un héritage d´Eboa Lotin (on veut bien le croire). Il chante en langue basaa mais étend son rythme au dela de l´Assiko vers le Makossa ou de Makoume.
Dans un lyrisme fort, il nous decrit un Cameroun en mots et en maux, et ce faisant relève le niveau de la production de Makossa actuelle en restant dans des tonalités pures et langoureuses et des thèmes d´actualité.

Cathy Yogo du Quotidien Mutations décrit l´album en ces termes "
dans un style poétique, le chanteur relate les scènes de la vie quotidienne. Il parle de la jalousie, l´amour, la souffrance, la prostitution, la médisance, etc. [..."Ayé Mock"] raconte l´histoire d´un jeune homme dont le départ pour l´Europe suscite des commentaires divers. Tandis que certains de ses parents restés au pays pensent qu´il est en prison, d´autres, par contre, lui reprochent de ne pas les aider assez. [...]Par contre, "Wem Nkana", (Mon blanc), deuxième titre de l´album, traduit les lamentations d´une prostituée."


Belka Tobis : Le pangolin fait du charme

Dans son dernier album l´artiste peint la société camerounaise dans sa réalité.
Cathy Yogo
Eboa Lotin a non seulement laissé à la postérité une immense œuvre musicale, mais aussi des artistes dignes de ce nom. On peut ainsi citer Belka Tobis qui se réclame vivement de son école. Dans son nouvel album, dans un style poétique, le chanteur relate les scènes de la vie quotidienne. Il parle de la jalousie, l´amour, la souffrance, la prostitution, la médisance, etc.
"Ayé Mock", le titre phare de cet album de huit titres, est quasiment chanté en langue bassa, ethnie dont est originaire Belka Tobis. Un véritable chef d´œuvre qui n´a rien à voir avec le manque d´inspiration de certains artistes qui animent la scène musicale camerounaise. Les textes de "Ayé Mock" (il est en prison) sont assez bien construits.

Cette chanson raconte l´histoire d´un jeune homme dont le départ pour l´Europe suscite des commentaires divers. Tandis que certains de ses parents restés au pays pensent qu´il est en prison, d´autres, par contre, lui reprochent de ne pas les aider assez. Le fait n´est pas nouveau. Surtout dans ce contexte où beaucoup pensent que l´Occident est une sorte d´Eldorado où ceux qui y vivent se remplissent les poches.
Par contre, "Wem Nkana", (Mon blanc), deuxième titre de l´album, traduit les lamentations d´une prostituée. On l´affuble de tous les noms d´oiseaux. Fille de rue, "wolowos", bordel, "sapaque" sont autant de sobriquets qui, pleure-t-elle, lui collent à la peau comme les galons des hommes en tenue. Mise en quarantaine par les siens, désargentée à force de s´acheter des tenues sexy pour s´attirer de la clientèle, cette mère d´enfant demande aux uns et autres, notamment à Samuel Eto´o de lui trouver un compagnon de race blanche. Qu´importe sa présentation physique et sa classe sociale.

Viennent ensuite des titres comme "Je suis fidèle" et "Attention femme marié" où une femme avoue son impuissance à résister aux avances d´un homme marié qui l´affuble de mots d´amour : ma crème, ma puce etc. Dans un timbre vocal grave et une sonorité instrumentale particulière, l´artiste fait valoir son individualité. Difficile toutefois de donner un rythme exact à ses chansons. Belka Tobis offre à ses fans un mélange de makossa, d´assiko et de makoumè. Dans ce cocktail de rythmes, Belka Tobis a réussi à mettre les mots à la place qu´il faut. Evitant de blesser les sensibilités, à certains moments le chanteur utilise des synonymes fouillés dans le bassa profond. Il désigne par exemple l´appareil génital de la femme par la kola du monde. A travers son 5ème album, Belka Tobie dont la traduction française du nom signifie la cuisse du pangolin, imprime ses marques dans la terre comme l´animal dont il porte le nom.

Chanteur de charme comme il se définit, Belka Tobis dont le nom signifie la cuisse du pangolin en français, reste surtout fidèle au style qui l´a fait découvrir au grand public à la fin des années 90, à travers le titre "Je demande pardon". Riche en textes, langoureux, dansant, et qui permet surtout de lever le préjugé selon lequel il y a des langues qui conviennent mieux à la chanson que d´autres. Finalement, c´est le talent de l´artiste qui est le plus important.

A écouter
Ayé Mock
Wem Nkana
Attention femme marié
Manton ni pasto

 

Source:  | Hits: 22100 | Envoyer à des amis  ! | Imprimer ! | Réagir(0)

PLUS DE NOUVELLES


  test
( | 05.06.2016 | 7183 hits  | 0 R)

  Dibiye le nde njangi. Alexandre EWANDE.
( | 10.08.2014 | 24972 hits  | 0 R)

  Ruth Kotto se confie
( | 05.01.2014 | 24691 hits  | 0 R)

  Kalenda 2014
( | 27.12.2013 | 23066 hits  | 0 R)

  Qui sont les Banen ?
( | 11.11.2013 | 30572 hits  | 0 R)

  Décès du KING DEIDO ESSAKA EKWALLA ESSAKA
( | 03.10.2013 | 28893 hits  | 0 R)

  Iconoclasme Pathologique: les cas Nelson Mandela et Cheikh Anta Diop
( | 18.09.2013 | 25898 hits  | 0 R)

  Sawa Beach relancé
( | 16.09.2013 | 19523 hits  | 0 R)

  Nelson Mandela: Le Visionnaire mal compris
( | 08.09.2013 | 18513 hits  | 0 R)

  Banque Centrale de la Diaspora : un élément de solution aux problèmes de l’Afrique Noire
( | 09.08.2013 | 19147 hits  | 0 R)

  UNIVERSITES DU PETROLE ET FUTUR DE L’AFRIQUE NOIRE
( | 02.08.2013 | 18797 hits  | 0 R)

  LE GRAND SOMMET - DE LA JEUNESSE D’EDEA - SAMEDI 27 JUILLET 2013
( | 15.07.2013 | 18285 hits  | 0 R)

  Notre devoir de MÉMOIRE à l´occasion du 42ème anniversaire du décès de Ernest Ouandié
( | 15.01.2013 | 21039 hits  | 0 R)

  Les dessous du complot contre le Mali : L’étape cruciale de la 3ème guerre mondiale a déjà commencé
( | 14.01.2013 | 23719 hits  | 1 R)

  Hommage à Raymond Kotto Touah, par Gaston Ntouba
( | 06.01.2013 | 19748 hits  | 0 R)

  Lettre de Philippe Bouvard à François Hollande
( | 06.01.2013 | 18070 hits  | 0 R)

  Le Prince René Douala Bell passe le flambeau
( | 06.12.2012 | 22249 hits  | 0 R)

  Essai sur les origines, l´histoire, le parcours et l´oeuvres du Prince René Dualla Manga Bell ( 22/02/1927-06/11/2012)
( | 02.12.2012 | 27072 hits  | 0 R)

  Ngondo 2012
( | 28.11.2012 | 21861 hits  | 0 R)

  Dynastie Bélè Bélè: De Ndoumbe Lobè à René Manga Bell
( | 12.11.2012 | 27845 hits  | 0 R)

  Sa Majesté le Prince Réné DOUALA MANGA BELL est décédé.
( | 07.11.2012 | 21612 hits  | 0 R)

  La Pensée Africaine: Essai sur L´Universisme philosophique de Mbog Mbassong
( | 01.10.2012 | 17721 hits  | 0 R)

  J-J Ekindi interpelle Philemon Yang au sujet de l´implantation de l´usine Dangote
( | 04.07.2012 | 20187 hits  | 0 R)

  La Route Douala-Yabassi: Bitumage strictement interdit !!!!
( | 03.07.2012 | 28286 hits  | 0 R)

  Lettre aux Chefs Sawa
( | 03.07.2012 | 20106 hits  | 0 R)

  Hommage au Père Eric de Rosny
( | 05.03.2012 | 22290 hits  | 0 R)

  Lettre du Pr. Kum’a Ndumbe III au Synode Général de l’Eglise Evangélique du Cameroun 2012
( | 02.03.2012 | 26803 hits  | 0 R)

  Calendrier Africain "KALENDA 2012" en Duala - Français - Swahili
( | 04.12.2011 | 22229 hits  | 0 R)

  Manu Dibango : "J´ai grandi entre Halléluia et le début de Soul Makossa"
( | 17.11.2011 | 22281 hits  | 0 R)

  15. Novembre 1884 - 15 Novembre 2011. Berlin 126 ans après
( | 17.11.2011 | 19260 hits  | 0 R)

  Appel à l’intelligentsia européenne et nord-américaine. Pr. Kum’a Ndumbe III
( | 09.10.2011 | 21125 hits  | 0 R)

  LE XXIE SIECLE SERA-T-IL AFRICAIN ? Axelle Kabou
( | 09.10.2011 | 19558 hits  | 0 R)

  Libya: The real war starts now By Pepe Escobar
( | 06.10.2011 | 36060 hits  | 0 R)

  Libération de l´Afrique : Nécessite d´une Armée Révolutionnaire !
( | 20.09.2011 | 24519 hits  | 0 R)

  RACISME: Une Camerounaise tabassée pendant son rapatriement forcé
( | 15.09.2011 | 21176 hits  | 0 R)

  Propositions pour un Modèle de Nouvelle Gouvernance des Sawas
( | 11.07.2011 | 22680 hits  | 0 R)

  Lettre Ouverte d´un Africain au Président Obama et à Sarkozy
( | 28.06.2011 | 21827 hits  | 0 R)

  The Boycott France Campaign Reaches the Caribbean - Les crimes de la France contre les Noirs
( | 11.06.2011 | 21420 hits  | 0 R)

  Malimba: L´administration néocoloniale fait le hold-up sur les chefferies traditionnelles Sawa. Par Moukoudi César
( | 15.05.2011 | 24759 hits  | 0 R)

  La chose est de retour.
( | 14.04.2011 | 20004 hits  | 0 R)

  Le rôle des Askaris dans les invasions de l’Afrique. Par Brother Metusala Dikobe
( | 07.04.2011 | 22882 hits  | 0 R)

  President Obama Gets His Groove Back By Attacking Africans - Cynthia McKinney
( | 07.04.2011 | 22679 hits  | 0 R)

  Et si l´Afrique refusait le développement ? La suite ... Axelle Kabou
( | 06.04.2011 | 19432 hits  | 0 R)

  Les Chefs Dualas et la Politique Internationale au XIXe Siècle
( | 01.04.2011 | 23233 hits  | 0 R)

  Célébré au Panthéon, Aimé Césaire demeure un rebelle irrécupérable
( | 01.04.2011 | 19491 hits  | 0 R)

  Lettre ouverte à la nouvelle génération consciente et patriote
( | 01.04.2011 | 18412 hits  | 0 R)

  LES MENSONGES DE LA GUERRE DE L’OCCIDENT CONTRE LA LIBYE
( | 29.03.2011 | 18545 hits  | 0 R)

  L´Union africaine : ce projet européen ? Axelle Kabou
( | 25.03.2011 | 18938 hits  | 0 R)

  "Cri aux Africains !" Tribune d’Adame Ba Konaré, historienne et ex-Première dame du Mali
( | 24.03.2011 | 18347 hits  | 0 R)

  Psycho-Slavery: Black Boys, White Female Teachers & The Rise of A.D.H.D.
( | 13.03.2011 | 19711 hits  | 0 R)



   0 |  1 |  2 |  3 |  4 |  5 |  6 |  7 |  8 |  9 |  10 |  11 |  12 |  13 |  14 |  15 |      ... >|



Jumeaux Masao "Ngondo"

Remember Moamar Kadhafi

LIVING CHAINS OF COLONISATION






© Peuplesawa.com 2007 | WEB Technology : BN-iCOM by Biangue Networks