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21.03.2007

Esotérisme commercial: Voici comment les clients de la ’’33’’ financent les sectes 

Révérend Père Meinrad Hebga : « Le Rotary et le Lions Clubs sont souvent manipulés par les sectes »

Dans cette interview accordée au journal Le Nouveau Monde N° 19 du 28 février au 15 mars 2006 et que nous publions dans son intégralité, le prêtre exorciste revient entre autres sur l’emprise des sectes et autres groupes à vocation humanitaire dans la vie nationale.

Révérend Père Meinrad Hebga, vous êtes prêtre catholique, philosophe, exorciste, etc.. quelle place pour la chrétienté face à l’avancée galopante des sectes de ses jours ?

Oui, les sectes connaissent une prolifération extraordinaire. J’ai écrit et donné des conférences là-dessus. Comme le nom l’indique, secte vient du verbe latin secare qui signifie couper, et sectum ce qui est coupé. Une secte dans la définition du dictionnaire est une portion d’une société ou d’une Eglise qui se sépare de l’Eglise mère. C’est ça qu’on appelle secte. Je donne un exemple, il y avait en Angleterre l’Eglise anglicane établie par Henri VIII au 16ème siècle. Puis au 18ème siècle, un pasteur a fondé ce qu’il a appelé Méthodisme, comme ils étaient peu nombreux, on a dit que c’est une secte. Ils sont allés aux Etats-Unis. C’est devenu l’Eglise épiscopalienne. Et après, lorsque les pentecôtistes se sont levés à partir de là, c’était encore une division de l’Eglise épiscopalienne. C’est comme cela que les sectes se font. Donc quand ça commence, on les appelle secte mais après ils grandissent et deviennent un peu comme une Eglise, car ce sont des croyants. Mais il y a aussi des sectes de non-croyants, qui ne veulent pas qu’on les appelle sectes. Un peu comme on appelle la Rose-Croix secte. Mais il y avait un grand rosicrucien qui s’appelait Raymond Bernard, qui était le père de l’actuel impérator Christian Bernard, qui a écrit dans un livre, « Les messages du sanctum céleste », que tout est secte, que l’Eglise catholique est une secte, la Rose-Croix en est une, et donc que personne n’a la totalité de l’humanité. Les sectes sont des gens qui se coupent d’une Eglise, quand ils ne sont pas d’accord avec leur pasteur ou leur évêque, pour créer autre chose. Alors c’est vrai qu’il faut réformer l’Eglise, mais il faut la réformer de l’intérieur et non de l’extérieur, comme je dis, vraiment c’est la pagaille et le désordre. Même Luther ne voulait pas créer une autre Eglise. Il voulait réformer et il avait raison, car il y avait trop d’abus dans l’Eglise. On vendait les sacrements, on faisait des croisades, etc… Bref ce n’était pas clair. Malheureusement, il n’a pas fait cela avec humilité parce qu’il a fait cela de l’extérieur. Il voulait réformer non pas créer une autre Eglise. Et vous voyez qu’aujourd’hui, on a des centaines d’Eglises, et on est obligé de faire encore l’œcuménisme pour que les gens se remettent ensemble. Ce qui est dangereux et malsain, c’est la multiplication de ces sectes. D’après les statistiques, plus de 10 000 sectes existent au-dessous du Sahara. Donc que ce soit les sectes religieuses ou non-religieuses, il y a une confusion totale.

Alors que dirait-on de l’Opus dei que certaines personnes avisées qualifient de secte au sein de l’Eglise catholique ?

Oui l’opus dei pose des problèmes, vous voyez, le fondateur de l’Opus dei… le pape Jean Paul II l’a canonisé en disant qu’il est un saint. Mais dans sa propre famille, des gens le rejettent en disant qu’il était orgueilleux, qu’il a pris un titre nobiliaire alors qu’il n’a aucune souche familiale noble. Mais ce qui nous gène, même pour moi qui suis catholique, c’est le culte du secret. C’est comme si c’était une société secrète. On défend aux enfants de dire à leurs parents ce que les gens de l’Opus dei leur disent. Parfois même entre la femme et son mari, on dit à chacun, ne dis pas à ton conjoint ce qu’on t’a dit, et moi je trouve cela assez troublant. Cet homme voulait la grandeur de l’Eglise catholique mais, il l’a poussée à tel point que c’est devenu comme une obsession de la grandeur. Or Jésus Christ était humble. Actuellement en Espagne, beaucoup de banques et d’universités ont des agents de l’opus dei. Ils prennent surtout des gens comme ça qui ont des talents, de l’argent. Par ailleurs, j’ai lu un grand rapport fait aux Etats-Unis sur cette affaire là. Jean Paul II était critiqué. Parce que certes ces gens là sont catholiques, mais catholiques à outrance ? Or il faut aussi accepter les autres. D’autant plus qu’il y a des saints, et des moins saints dans toutes les Eglises, et il y a des prêtres et des pasteurs satanistes. Donc qu’on ait l’humilité de savoir aussi s’accepter, écouter les autres. Par exemple, l’Eglise catholique, d’après une étude faite aux Etats-Unis, trouve que c’est l’Eglise luthérienne qui est la plus proche d’elle parmi toutes les Eglises protestantes. Il y a aussi un texte sur la Vierge Marie établi par les Anglicans et les Catholiques. Ils l’ont préparé pendant 4 ou 5 ans et publié au Vatican, contresigné par le Chef de l’Eglise anglicane qui est l’archevêque de Canterburry, la doctrine qu’il y avait avant la réforme. Moi je crois que ce sont des rapprochements comme cela qui sont bons. Mais vraiment moi je suis un peu gêné. Je suis Jésuite dans l’Eglise catholique. Mais j’ai un confrère sud-américain au Congo démocratique, il est Jésuite. Mais son frère qui est dans cet ordre que le pape a appelé, nublius prélatura c’est à dire qui ne dépend pas de l’évêque, a refusé d’assister à l’ordination de son frère parce qu’il est Jésuite. Donc moi je crois qu’il y a un peu de paradigme. Ils sont de bonne qualité c’est vrai, ils veulent former les prêtres avec sévérité, rigidité, et non pas le laisser-aller qu’on voit aujourd’hui, des gens qui cherchent de l’argent, ou bien qui se laissent aller au sexe. Donc, ils sont des gens assez rigides. Mais il y a rigidité et rigidité, il ne faut pas en faire assez…

Pouvez-vous mon Révérend Père nous parler donc des différentes sectes ayant pignon sur rue au Cameroun ?

J’ai écrit pas mal de choses à ce sujet dans mon ouvrage intitulé « Mouvement religieux et sectes à l’assaut de la planète : le cas de l’Afrique ». J’ai relevé qu’il y a des sectes non-religieuses. Dans le cas des Eglises proprement dites, on a les Eglises catholique romaine, gallicane (secte qui présente moins d’un millier d’adeptes en France), mariavite (la vieille Eglise catholique du 19ème siècle, basée en Hollande)… Au sujet des Gallicans, il y a un évêque qui est venu ordonner des évêques ici. Et quelques temps après, du vivant de Mgr Jean Zoa, un prêtre, Laurent Mvondo, a été nommé curé mariavite dans une paroisse catholique. Ce qui nous a laissé pantois. Parlant maintenant des pseudo religions, il y a le Moonisme ou Eglise de réunification. C’est une secte fondée par l’octogénaire Coréen Sunn Myung Moon. Moon proclame vouloir unifier totalement en une seule voie, toutes les idées, théories et religions qui existent depuis le début de l’histoire du monde. Cette secte porte aussi le nom de Mouvement universitaire pour la recherche des valeurs absolues (Murva). Ce qui démontre que Moon recrute dans nos universités et grandes écoles, ce paranoïaque a remplacé dans la sainte Trinité, Jésus Christ par lui-même, et le Saint Esprit par sa femme actuelle. Il prétend sanctifier toute femme qui couche avec lui. En fait, c’est un homme d’affaires. Il a célébré en une année 1 700 mariages à New-York à raison de 200 dollars l’un. Calculez ! Il est très puissant parce qu’il est très riche. Il est également le père du « Giseing ». Au rire Mgr Milingo que vous connaissez, s’est d’abord marié avec une Mooniste avant d’être à nouveau récupéré par le pape. Nous pouvons aussi parler de la Scientologie, venue des Etats-Unis. Ce sont des escrocs. En France par exemple où ils ont trouvé une terre d’accueil, ils prétendent à travers des rites magiques laver les gens pour leur faciliter l’accès aux emplois. Comme je le disais tantôt, c’est vraiment une affaire américaine. Il y a des ordres ésotériques, qui sont essentiellement des moyens de dépouillement des pays africains. On sait par exemple que lors des guerres d’indépendance, tous les gouverneurs étaient Francs-maçons, ce sont les colonialistes. Ils ont tué les Camerounais, les Algériens et les Malgaches lors des différentes insurrections précoloniales. Eux, ils visent l’argent et les hommes qui sont au pouvoir et par la science et la recherche dont ils se targuent. Au Cameroun, ceux qui nous gouvernent sont de ces sectes : Rose-Croix et Franc-maçonnerie. Ces sectes monopolisent les biens communs, et peuvent prélever des dizaines de milliards ici pour construire un temple à Paris, alors qu’il nous manque des hôpitaux, des écoles, de l’eau et de l’électricité.

Tout cela fragilise nos sociétés qui ont recours à la facilité (corruption, détournements, … ) pour s’en sortir : Des gens qui ont beaucoup d’impact aussi au Cameroun sont les témoins de Jéhovah. Ceux-ci sont des gens difficiles comprendre. Ils sont des anciens chrétiens protestants. Alors on leur a dit : « vous dites que vous êtes des témoins » parce qu’il y dans les Saintes Ecritures, dans un psaume, il est écrit, « vous serez mes témoins », voilà pourquoi, ils disent qu’ils sont les témoins de Jéhovah. Parce que le mot Jéhovah ou Yahvé signifie Dieu. En Hébreu on écrivait seulement les consonnes sans mettre les voyelles. Mais ils citent la bible à chaque instant et n’acceptent que 6% de cette bible. C’est un Américain qui a posé cette question. Ils sont très riches. Ils ont presque un gratte-ciel à New-York. Leur journal « La tour de garde » est édité à 109 millions d’exemplaires par an. Et il est parfois distribué gratuitement. Les témoins de Jéhovah ont utilisé la bible des protestants, la bible de Second.

Puis ils ont fait une traduction de la bible en Allemand d’abord et je crois qu’ils ont triché. Moi je le leur reproche. Parce que Jéhovah, Yahvé c’est l’Hébreu. L’ancien testament était écrit en Hébreu. Mais dans le nouveau testament, on a écrit en Grec. Le mot Yahvé n’y est pas ; Jéhovah n’y est pas. Et quand ils traduisent le nouveau testament, il mettent Jéhovah alors qu’il n’est pas dans le texte original, cela n’est pas honnête. Il faut dire Dieu parce que le nouveau testament écrit en Grec parle de « Théos » qui signifie Dieu. Et puis ils sont des gens terribles. Quand vous avez convertie par exemple votre conjoint à adhérer à leur doctrine, ils vous donnent une prime. Et ont une de ces diarrhées verbales. Ils bavardent, bavardent..
Il y a aussi ce qu’on appelle le Plein évangile. J’ai une fois interviewé un pasteur allemand du Plein évangile, c’est une convention qui remonte du 20ème siècle. Et ce qui est étonnant c’est créer tellement de sectes et on se détache de plus en plus de l’évangile de l’Eglise primitive. Alors le pasteur allemand, qui a d’ailleurs fait construire une très belle Eglise à Tsinga puisqu’il était d’abord architecte, mais très anti-catholique. Alors il disait que c’est eux qui ont l’évangile plein ; mais il sont contre la pénitence, parce que Jésus Christ a souffert pou nous. Ça suffit. Je lui ai dit mais monsieur, vous vous prévalez du plein évangile mais vous acceptez seulement une partie de l’évangile ? L’évangile de Jésus Christ nous exhorte à porter nos croix et à le suivre. Il n’a pas dit admirez moi, portez vos croix. Et j’ai répliqué en disant qu’il y a des trous dans votre évangile. Ceux-là ont un impact considérable dans votre pays. Il faut dire que des sectes comme cela, il y en a déjà une multitude au Cameroun. Une fois, je suis à Edéa dans un taxi, et le conducteur me dit qu’il est pasteur. Interloqué, je lui dis, tu n’as même pas encore de barbe, mais qui t’a consacré ? Il me répond : son grand frère. Il est le chef de notre Eglise Frontières globales.

Reparlant de la Rose-Croix et de la Franc-maçonnerie, quelle force ont-elles dans ce Cameroun ?

Oui, il faut d’abord dire les Rose-Croix parce qu’il y a plusieurs Rose-Croix. J’ai même écrit un fascicule à ce sujet intitulé : « Chrétien face à la Rose-Croix ». Parce qu’en 1986, ils ont fait ici un colloque international pour la sous-région, alors la Femec, qui est le bureau protestant des ensembles des Eglises du Cameroun l’a condamné en disant aux fidèles, vous choisirez ou chrétiens ou rosicruciens. Les évêques catholiques ont dit la même chose. Et à ce moment là, c’est Mgr Tumi, le cardinal archevêque actuel de Douala qui était président de la Conférence épiscopale. Et ils ont promis un document qui n’est jamais sorti, et moi j’ai donc produit ce fascicule. On l’a même édité 3 fois. Il y a Spencer Lewis celui qui a fondé en 1909, ce que l’on a appelé Amorc (Antiquite mystique ordre de la Rose-Croix). Mais il y a d’autres qui l’ont suivi. Et aujourd’hui la Rose-Croix est en décomposition. Ils ont chassé le fils du fondateur Lewis Spencer. Ils ont dit qu’il se prend pour le pharaon alors qu’il vole leur argent. Maintenant c’est Christian Bernard qui est imperator. Ils avaient leur siège aux Etats-Unis, en Californie. Maintenant, c’est au Canada. Et il y a beaucoup de divisions à la Rose-Croix. Il y la Rose-Croix d’or.. Et pendant mon séjour aux Etats-Unis, j’ai appris qu’ils ont tenu un colloque au Hilton de Yaoundé. Mais ce qui est marrant dans la Rose-Croix Amorc, c’est que leur fondateur a écrit qu’ « un homme intelligent moderne rejette tout dieu personnel. » Car, ils disent que Dieu est une énergie comme l’électricité. Que Jésus de son vrai nom Joseph vivait en Egypte et qu’il s’était marié à Marie Madeleine. Alors c’est l’un d’eux qui disait qu’il avait lu cela dans un texte tibétain. Et c’est dommage, parce que le bonhomme ne savait même pas parler français, alors, où avait-il appris le Tibétain ? Et ils n’ont pas des expressions comme ex-communier, terminologie religieuse. Et leur chef supérieur s’appelle imperator. Et je me souviens pendant un débat télévisé à la Crtv, j’ai déclaré que s’il y a un rosicrucien sur le plateau, qui peut discuter tête à tête avec moi pendant 5 minutes en latin, j’enlève mon chapeau. Il y a un rosicrucien, je tais son nom, parce qu’ils se détruisent entre eux, qui est venu me dire, qu’il est rosicrucien depuis 25 ans, qu’il ne fait que payer des cotisations et qu’il ne gagne rien. Qu’il y a des cotisations mensuelles, trimestrielles, annuelles,… et il m’a dit : « mon père j’en ai marre, aide-moi à sortir de là. » Quelque temps donc après, il a eu des avancements dans son service. On lui a même donné 2 voitures, une pour lui-même, une pour le service alors qu’il n’était plus dans la Rose-Croix. Or on sait que vous ne pouvez pas avoir un poste ici aux Cameroun si vous n’êtes ni Rosicrucien, ni Franc-Maçon.

La Franc-Maçonnerie a commencé au sein de l’Eglise chrétienne. Les Francs-Maçons étaient des bâtisseurs de cathédrales. Ils avaient des secrets de constructions qu’ils se communiquaient dans des huttes appelées loges. Ils rangeaient des pierres sans ciment et elles tenaient sur 150 à 200m de hauteur. Donc c’étaient des secrets entretenus dans un syndicat de bâtisseurs. on y comptait des évêques. Mais au 18ème siècle, il y a des gens comme Montesquieu, Diderot, Voltaire, qui ont changé la Franc-Maçonnerie et en ont fait quelque chose de très différent. Mais en France aujourd’hui, il y a plusieurs Franc-Maçonneries. Mais l’obédience qui est anti-religieuse est la Franc-Maçonnerie du Grand Orient. Et ils louaient un certain dieu qu’il appellent le grand architecte de l’univers. Même Voltaire était de cette obédience. Le Président Bongo a fondé une obédience à lui. Et les francs-maçons anglo-saxons qui sont eux croyant, disent que l’obédience de Bongo est acceptable pour eux, mais le Grand Orient se trouve aux antipodes de leur obédience parce que celle-là est contraire à la foi. Bongo s’appelle Bernard mais il n’a jamais été baptisé. Il a fait la catéchèse parce qu’il voulait être baptisé. Seulement, il a demandé à l’évêque s’il pouvait être polygame comme il est chef de l’Etat, alors l’évêque a refusé. Ici au Cameroun, la Franc-Maçonnerie a fait des loges. A Douala, à Yaoundé, en disant qu’ils veulent libérer la femme africaine en général, et camerounaise en particulier. Et moi je leur ai souvent dit qu’ils sont des hypocrites. Quand vos pères nous tuaient, faisaient de nous des esclaves, où étiez-vous pour libérer les Africains ? Dès que nous demandions l’indépendance, ils nous tuaient. Tous les gouverneurs étaient des Francs-Maçons : sous la 3ème République. Et même l’Algérie française ce sont toujours les Franc-Maçons qui tuaient les Algériens, les Marocains , et les Malgaches. Par ailleurs, la Franc-Maçonnerie en général n’a pas un niveau intellectuel supérieur, parce qu’il y des Francs-Maçons savants et il y en a qui sont d’une nullité intellectuelle notoire. Mais elle domine tellement le gouvernement et a vidé tout le séminaire de peur de consacrer des gens comme ceux-là. Donc j’étais épouvanté à la vue de ces noms.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que le chef de l’Etat dans son discours du 10 février 2006, n’a pas condamné l’homosexualité qui est un délit mais s’est plutôt mis à fustiger l’attitude des journalistes ?

Moi je crois que les Européens pèsent beaucoup sur nous, et que notre indépendance est parfois nominale. Savez-vous qu’il y a une haute autorité française qui a fait une proposition de loi selon laquelle toute personne qui se moque ou critique un homosexuel devra payer une amende de 30 000 Euros. Pourquoi cette liberté-là ? Et où est donc la liberté d’expression qui veut que l’on puisse dire ce que l’on pense sans risque de condamnation ? Pourquoi cette liberté doit-elle connaître des limites quand il faut parler des homosexuels que nous, nous condamnons ici ? Moi je vois que nos élites sont dépendantes de ces blancs mentalement. Voyez-vous, quand un sous-fifre blanc vient ici, on met les enfants au soleil pendant une journée pour attendre applaudir. Quelqu’un ne vient même pas et on recommence le lendemain. Et quand nos chefs d’Etats vont là-bas, pas même les sous-préfets ne viennent les accueillir. Donc ce que je constate, c’est que nos gouvernants ont peur des néo-colons. Ils croient que si au sein de certaines Eglises et milieu aristocratiques occidentaux, l’homosexualité est légalisée, alors ils s’imaginent qu’il faudrait accepter cela ici. Moi je crois qu’il faut avoir le courage de dire à haute voix non. Il faut pouvoir dire que nous avons notre tradition que nous défendons, et qui rejette radicalement cette pratique déviante. Je connais un professeur d’université à qui l’on a demandé de coucher avec sa fille aînée. Il a eu le courage de dire non. Cela lui a valu la perte de son poste de travail. En langage beti, l’inceste, l’homosexualité, on appelle cela « Bidim », c’est à dire des choses incroyables. Il est rentré par la suite au ministère de l’Enseignement supérieur avant d’aller en retraite. Moi je crois qu’il faudrait faire retenir davantage nos coutumes bonnes, parce qu’au point de vue de la morale, on avait une moralité supérieure à celle des soi-disant chrétiens. Mêmes les gens qui étaient polygames étaient des gens responsables. Donc il faut que notre président prenne fermement position. Mais on se rend vite compte qu’en Afrique jusque-là, aucun président n’a eu le courage de le faire. il faut que nos législateurs et nos gouvernants rappellent la loi camerounaise qui est contre l’homosexualité. La loi est la loi.

Que Conseillez-vous aux journalistes accusés d’avoir dénoncé de délit ?

Je leur conseillerais de faire retentir la loi camerounaise et la tradition camerounaise et africaine en général qui condamnent l’homosexualité. Parce que ce sont des références solides. Il ne faut pas que les étrangers nous imposent leurs turpitudes. Ils ont le droit de prendre les homosexuels avec mépris parce notre tradition et notre loi réprime cela aussi. Donc ces 2 références sont solides, qu’ils continuent de s’appuyer dessus. Pourquoi vouloir nous imposer des déviations européennes ? Faut-il qu’à chaque fois qu’ils nous imposent une norme que nous l’acceptions comme des moutons ? il faut une certaines noblesse.

Il se dit que l’homosexualité est un tremplin pour la réussite sociale actuellement. Que dites-vous à notre jeunesse ?

Il faudrait faire comme Martin Luther King, qui est un grand parmi les grands. Quand il a commencé à faire son opposition, à boycotter les moyens de transport, on a dit qu’il était un fou. Aujourd’hui sa statut se retrouve au Congrès américain, comme l’un des membres fondateurs des Etats-Unis à 39 ans. Il faut prendre le courage de dénoncer cette affaire. Que les journalistes disent aux gens d’avoir le courage de refuser un emploi, pour ne pas se vendre à ces marchands de Sida. Gagnez votre vie par le travail et de générations en générations, vous vous imposerez. Ne soyez pas comme ces gens qui par des postes administratifs deviennent milliardaires en passant par ces compromissions. Donc, si on boycotte cela, ça se saura et je crois qu’ils auront honte. Donc il faut que les journalistes et la jeunesse toute entière disent que notre loi est contre, que notre tradition est contre, et que notre foi chrétienne est contre.

Est-il possible de ressortir de ces cercles vicieux, Rose-Croix, Franc-Maçonnerie, etc.., sans séquelles ?

Non, au départ, il vous menacent et vous font savoir que si vous partez il y aura des répercussions. Mais vous savez que Dieu est plus fort que tout. Venez à lui, et il vous sauvera. Moi je reçois permanemment des gens qui veulent quitter ces milieux, et je les aide à le faire, avec succès. Les champions de la liberté menacent de représailles ceux qui ne partagent pas leurs idées.

Une rumeur circule depuis des lustres, selon laquelle vous serez allé au palais présidentiel à Etoudi, exorciser les lieux, parce que dit-on, la défunte première dame hantait le locaux… ?

Oui, j’ai été au palais présidentiel une fois, avec l’abbé Gobina et le père Léon Messi dire la messe. Et pendant ce temps, des grenades ont explosé dehors. Des gens on interprété cela de différentes manières. Oh ! C’est le fantôme de la défunte qui réagit, alors que ce n’était que des grenades. J’ai même suivi cette version aux Etats-Unis lors d’un voyage. En fait cette purification ne concernait pas l’ancienne présidente, mais des maléfices attribués à l’ancien président Ahmadou Ahidjo.

Révèrent père, vous êtes prêtre exorciste. Etes-vous sorcier vous-même ?

Ah mais non, moi j’écrase les sorciers.

Y’a-t-il des bons et des mauvais sorciers ?

Sorcier signifie quelqu’un qui jette des sorts. Donc on ne saurait parler d’un bon sorcier.

Comment reconnaît-on un sorcier ?

Par ses réactions. Moi c’est quand je leur impose les mains, que je suis en contact avec eux que je reconnais que ce sont des sorciers.

Mon père, le Rotary, le Lions Club sont-ils des sectes ?

Non, ce sont des regroupements caritatifs, de bienfaisance. Ils offrent des dons par ci par là. Mais souvent, ils sont manipulés par les sectes.

Nous vous remercions beaucoup notre père.

Moi aussi je vous remercie, et que Dieu vous bénisse


Interview réalisée par Joseph Anong A. et Cyrille Atem

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Esotérisme commercial : Voici comment les clients de la ’’33’’ financent les sectes

Dans un contexte de précarité généralisée, de nombreux Camerounais pensent noyer leurs soucis dans la consommation de l’alcool. Sous la forte pression d’un marketing agressif, la bière ’’33’’ Export fait recette. Autour de tant de liquidités disponibles du fait de son chiffre d’affaires faramineux, la Société des Brasseries du Cameroun reverseraient une bonne partie des ventes de cette bière à différentes sectes dont les sigles figureraient sur l’étiquette de ce produit mythique. Rose-Croix, Franc-maçonnerie, Rotary International, Lions Club International seraient les bénéficiaires privilégiés de cette manne. Au détriment et parfois sous le couvert des œuvres sociales au bénéfice des populations locales. S’invitant à cette table à fort relent de bière, La Nouvelle Presse, dans ce dossier et malgré l’épaisseur de la mousse, décrypte au fond des verres, l’énigme de la bière et des sectes. Avec l’éclairage bienveillant du Révérend Père Meinrad Hebga. Chin !!

’’33’’ Export : banque des sectes ?
La question mérite d’être posée au regard des symboles, des insignes et des logos qui pavoisent son étiquette. Ainsi que sa forte présence lors des grands évènements. Décryptage.

Un produit commercial se reconnaît par son nom, son créateur, son logo, son siège, sa qualité et bien d’autres signes qui le singularisent. Ainsi en est-il de la bière réputée supporter n°1 du football. Pourtant, il faut être un amateur de ce liquide – qualifié de précieux par quelques consommateurs – pour s’intéresser de près à son habillage. Il n’y a pas très longtemps, ’’33’’ Export changeait de look. Nécessité de donner un coup de jeune à cette boisson brassée depuis 1875 ou simple coup de marketing agressif ? Toujours est-il qu’aujourd’hui, dans son nouvel habillage, la cravate, hier blanche parsemée de son insigne doré, est réduite à sa plus simple expression. Elle n’est plus qu’une copie miniaturisée de son insigne principal. Sur celui-ci, l’on peut remarquer principalement des cercles. Le premier dont les contours sont en noir, rappelle en plusieurs langues qu’il s’agit d’une bière. En français, le consommateur est informé que c’est une bière blonde finement brassée. Au centre de ce premier cercle, sur fond rouge est marqué en blanc l’épigraphe : ’’33’’ Export. Au dessous, un logo, dont la ressemblance avec celui du Rotary est troublante : une sorte de roue avec des rayons qui débordent le cercle. Au dessus de cette inscription, une tête de lion encerclée par des branches qui rappelle à son tour celle du Lions Club, quelques lignes et l´écriteau : « Brassée depuis 1875 » est surmontée par une sorte de flèche dorée qui atteint le cadre de l’étiquette aux bords tout aussi dorés. Le second cercle est une sorte de boussole ou de rose à vent, graduée et matérialisée sur fond blanc. D’où la forte allusion aux insignes des Rose-Croix ou de la Franc-maçonnerie. En réalité, affirment des initiés, le logo de la ’’33’’ repose sur cette grande étoile sacrée qui forme la boussole cosmique qui oriente les goûts des clients à travers le monde et les desiderata des gourous. Le reste de l’étiquette présente des indications pratiques : la teneur en alcool, le volume, les ingrédients, le brasseur et l’embouteilleur, la zone de commercialisation. Sur le côté opposé, avec en filigrane l’étiquette décrite ci-dessus, l’on peut lire : « Depuis des décennies la bière ’’33’’ Export est brassée dans le respect de la plus haute tradition brassicole, à partir d’ingrédients les plus fins choisis avec expertise par nos Maîtres Brasseurs. Reconnu et apprécié sur tous les continents, le goût franc et unique de ’’33’’ Export est le partenaire des bons moments partagés. » C’est tout simplement magique et renversant.
Pourtant, dans l’ésotérisme hermétique, la ’’33’’ Export est un instrument dont se servent les sectes pour dominer le monde. Les partisans de cette thèse ne manquent pas d’arguments au premier rang desquels les différents symboles, sigles, logos et autres qui encombrent son étiquette. D’autres poussent même plus loin la réflexion – aussi empirique puisse-t-elle paraître - sur la base de certains faits observés. C’est ainsi qu’ils font la remarque selon laquelle la ’’33’’ Export adore et accompagne les grands rassemblements et évènements où la bière pour ne pas dire la ’’33’’ coule toujours à flot, et de conclure que là où il y a foule, le diable en profite pour vampiriser les individus, dévoyer, tordre leur esprit voire « boire leur sang ». C’est ainsi qu’on n’est pas surpris que les meetings politiques, les deuils et funérailles, les grandes réunions, fortement arrosées de ce précieux viatique, se terminent généralement par de terribles accidents sanglants.

Soucis
C’est dans le même ordre d’idée qu’un constat est vite établi. ’’33’’ Export, dans un élan de power marketing a eu l’ingénieuse idée de mettre des panneaux signalétiques sur les grands axes routiers du pays. Ceux-ci sont positionnés à « 33 Km » des principales agglomérations traversées par ces routes dites nationales. Et les accidents les plus meurtriers enregistrés sur nos axes lourds ne se produisent jamais bien loin de ces panneaux. Il suffit de prendre le temps de vérifier pour s’en rendre compte. En plus, il ne faut pas être un devin pour comprendre que les bornes kilométriques ont toujours été perçues par des initiés comme des signes sataniques. Mme Milla, - à ne pas confondre avec la défunte épouse de l’ambassadeur itinérant - d’antique et malveillante réputation, bien avant la prolifération au Cameroun des sectes comme la Rose-Croix, la Franc-maçonnerie et d’autres Eglises du réveil qui ont pignon sur rue aujourd’hui au pays de Paul Biya, n’utilisait-elle pas ces bornes pour livrer mystiquement ses talismans et autres crucifix diaboliques à ses adeptes ? Bien malin qui pourrait dire pourquoi la ’’33’’ Export semble avoir repris le sommet des ventes, tellement lorsqu’on devient consommateur de ce nectar composé à base d’eau de la Snec, du maïs plus ou moins national, du malt et du houblon importé, l’on semble condamné à ne jamais en sortir. Et ce sont les poches des pauvres Camerounais qui tentent de noyer leurs soucis qui en pâtissent pour, selon des sources bien introduites, financer certaines sectes et ordres parfois reconnus pour leur générosité. S’ils prennent par exemple 5 Fcfa par bouteille de ’’33’’ Export consommée pour sponsoriser les Lions indomptables, combien prennent-ils pour financer ces sectes qui nous dominent et qui trônent dans tous les secteurs du pouvoir et de la société ? Et à quelle hauteur ? Là est tout le problème, au regard du mur de silence qui obstrue toute tentative d’avoir les chiffres de vente de cette bière bien appréciée au Cameroun et ailleurs dans le monde. Toutefois, nos investigations nous ont conduit à avoir pour la période du 23 au 29 janvier 2006, le programme de soutirage du produit ’’33’’ Export dans les usines de Yaoundé. Il en ressort qu’à cette période, 3700 hl de ce nectar ont été brassés soit 569 230 bouteilles. Par simple hypothèse d’école, s’il arrivait que notre société brassicole prélève juste 1 Fcfa pour financer ces sectes qui gravitent autour de nous et dont les insignes et symboles se rapprochent étrangement des vrais insignes de ces sectes, cela fait 569 230 Fcfa en moyenne par semaine, soit 2 276 920 Fcfa par mois et 25 323 040 Fcfa par an, pour la chaîne de Yaoundé. Or la ’’33’’ Export est brassée tout aussi bien à Yaoundé, qu’à Douala, Garoua et Bafoussam. Pas étonnant que les adeptes des sectes qui sont généralement riches, affichent un train de vie princier, séducteur et que les temples ésotériques se construisent de par le monde, avec ces milliards collectés dans un Cameroun pillé, sans routes, sans écoles, ni hôpitaux ! En conclusion, le consommateur qui repousse les sectes et qui dit ne pas les financer, le fait inconsciemment en se mettant en position de subordination aux sectes, par son goût pour la bière. Car, par ce processus vicieux, même quand on n’a pas d’argent et qu’on croit noyer ses soucis dans la bière du fait de l’extrême indigence, l’on est encore entrain de financer ceux par qui tous nos malheurs arrivent. Si tel n’est pas le cas, messieurs les sectaires, prouvez-nous le contraire.


Charles Nwé

La ’’33’’ Export chez une tradi-practicienne
Cette bière est de plus en plus sollicitée par les tradi-practiciens dans leur rituel. Illustration.

Entrée quartier Simbock ce jeudi du mois de mars 2006, à Yaoundé. Il est 7h30mn. Ce matin, la route non bitumée qui dessert le nouveau camp militaire fourmille de monde. A quelques 500 m de la voie principale, un domicile privé situé en bordure de route est pris d’assaut tous les matins, et ceci depuis des années, par des femmes et parfois des hommes. Ceux-ci, on dirait tous membres d’un club, consomment exclusivement la bière ’’33’’ Export. En effet, Dame C.., la soixantaine révolue, traite depuis plusieurs années des petits enfants malades ou hantés par de mauvais esprits, à base de potions traditionnelles. En dehors des frais demandés, la tradi-praticienne exige toujours la ’’33’’ Export à ses patients, en bouteilles et même en casiers. Pourquoi seulement ce produit des Brasseries du Cameroun surtout quand on sait que plusieurs autres marques de bière ont pignon sur rue ? De l’avis de quelques adeptes des sciences occultes, la bière ’’33’’ Export serait un breuvage aux vertus spirituelles insoupçonnables. C’est la raison pour laquelle elle est prisée dans de nombreux rituels.


François Owona

’’33’’ Export : la reconquête des moments forts
La vente de la bière ’’33’’ Export est rythmée par une campagne de promotion et de marketing agressives.

La Société anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc) est l’un des poids lourds de l’économie nationale. Pour s’arrimer aux nouvelles exigences de compétitivité, elle a opéré de profondes mutations. Ainsi donc, depuis 1992, un nouveau magnat de la bière en a pris les rênes. Désormais, la structure est majoritairement gérée par le groupe français Castel Bbi. Ce changement survenu à la tête de la Sabc a marqué un tournant décisif dans la marche de cette société brassicole et a influencé les statistiques de vente de certains produits. Une nouvelle orientation a été mise en place par le fils du fondateur de Castel, qui entre temps, avait déposé ses valises au Cameroun. De gros moyens ont été déployés pour faire dorénavant de la bière Castel qui porte son nom, le produit phare de son entreprise et marquer son empire d’une empreinte indélébile à la manière d’Arthur Guinness, immortalisé par son jus brun et amer.
C’est donc à partir de cette date, que la bière Castel a pris une nette ascendance sur la ’’33’’ Export et les autres produits brassés par la Sabc. La consommation de la ’’33’’ Export a donc vite chuté. Même la bière Castle produite par le groupe du même nom, - classé 4ème mondial devant les Brasseries du Cameroun, 17ème mondial -, fraîchement débarquée d’Afrique du Sud qui était en forte concurrence avec le Français, fut également rapidement distancée. Entre temps, les conséquences du débarquement de la Castle au Cameroun continuent d’inquiéter l’ensemble des produits autres que ceux des Brasseries. Guinness, par exemple, fut rapidement contraint de modifier le design de sa bière porte étendard pour séduire ses clients.

Leçon
Seulement, dans cette chasse aux consommateurs, la ’’33’’ Export est restée attachée aux papilles de ses fidèles consommateurs camerounais. La preuve, lors de son 33ème anniversaire en 1995, qui par ailleurs fut très couru, la bière ’’33’’ Export, moins vieille que la Beaufort qui date pourtant de 1952, a une fois de plus réaffirmé son intention de redevenir leader des produits Brasseries au Cameroun. Ses marketeurs ont par conséquent été contraints de surprendre sans cesse les consommateurs par de nouvelles campagnes promotionnelles. Ils ont fait appel à de nouveaux fournisseurs, notamment les fabricants de bouteilles en verre, de boites en acier et en aluminium, de bouchons, packs, sous bocks, et surtout d’étiquettes. Par rapport aux autres produits des Brasseries du Cameroun, la ’’33’’ Export a mis sur pied un plan de communication rapprochée, pour dynamiser sa consommation. Des panneaux d’affichage vantant le produit sont visibles partout, en ville comme en campagne et sur les axes routiers. Des espaces de publicité ont été aménagés dans les médias. Les téléspectateurs de la chaîne nationale se souviennent bien du slogan « le supporter n°1 du football », accompagnant la retransmission des grandes compétitions. C’est ainsi que la ’’33’’ Export se déploie aujourd’hui encore sur le terrain à travers des animations dans les ronds-points et les carrefours de nos cités. Opération qui vient se greffer aux campagnes publicitaires devenues presque permanentes dans les bars célèbres des grandes métropoles animées par des hôtesses ’’33’’ Export. On comprend pourquoi les dirigeants des Brasseries sont inquiets pour les autres produits, qui d’après eux, doivent se déployer sur le terrain pour gagner à nouveau les vieilles amitiés perdues. C’est aussi çà la leçon 33. Cependant, l’on est en droit de se demander ce qui se cache derrière ce déploiement tous azimuts.


Henri Bandolo
Lions Club : humanisme gratuit ?
Le Lions Club International suscite intérêt et curiosité dans les masses, à propos de ses bonnes œuvres. Découverte et mystère.

Voir dans Le Lions Club International, une secte prélevant sa dîme sur les ventes de la bière, fut-elle la ’’33’’ Export - sans publicité -, semble relever des mystères des mondes ésotériques. La persistance de la rumeur a obligé La Nouvelle Presse à se rapprocher de certains membres de cette association pour obtenir des informations à bonne source. L’amalgame créé dans l’opinion ces derniers jours par une presse avide de sensationnel, oblige à toujours plus de professionnalisme et de responsabilité. Voici les résultats des investigations de votre journal. Des entretiens avec Eugène Kinguè Mpacko et Joseph Ferdinand Koffi dont l’appartenance au Lions Club, Club Fraternité de Yaoundé, ne souffre, à leurs dires et à leurs annuaires, d’aucune incertitude, il ressort que : pour être concis, le Lions Club a été créé par Melvin Jones, un assureur américain de Chicago. Jones part d’une idée simple et généreuse : « on ne va pas bien loin si on ne fait pas quelque chose pour quelqu’un d’autre. » Autour de cette idée, avec ses amis hommes d’affaires, va naître, le 7 juin 1917 à Chicago, une manière d’être et de se comporter généreusement, une ouverture d’esprit au bénéfice de l’homme quelle que soit sa nationalité, sa religion ou sa philosophie. Le groupe d’amis choisit pour emblème le lion, symbole de la force et du courage. En 1920, est défini l’acronyme « Lions » : « Liberty, Intelligence, Our Nation’s Safety » ; - liberté et compréhension sont la sauvegarde de nos nations -, et la devise « We Serve » - au service des autres – est adoptée.

Pas une secte !
Le lionisme va s’internationaliser et compte aujourd’hui 1,4 million de membres dans 43 000 clubs répartis dans 185 pays. Les buts du Lions Club International sont la création et le développement d’un esprit de compréhension entre les peuples, l’encouragement aux principes de bonne gouvernance et de civisme, la participation active au bien-être social et moral de la communauté, l’union des membres par des liens d’amitié, de bonne camaraderie et de compréhension mutuelle, la création d’un forum pour la pleine et libre discussion de tous les sujets d’intérêt public, sauf ceux de politique partisane et de religion sectaire qui ne font pas l’objet de débats de la part des membres des Clubs, l’encouragement à servir la communauté sans rétribution financière personnelle de la part d’hommes animés de l’esprit de service, et l’encouragement de la compétence et de la pratique des principes moraux élevés dans le commerce, l’industrie, les professions libérales, les services publics et les entreprises privées.

Tout un humanisme ; pas une secte !
Présent au Cameroun depuis 1955, le lionisme y développe les mêmes idéaux internationaux. Et nos interlocuteurs de poursuivre : « parler du Lions Club comme secte prélevant des prébendes sur la vente de quelque bière que ce soit est irréaliste. D’abord, le lionisme n’est pas une secte. Les sectes sont des groupes pernicieux de pouvoir, d’embrigadement et d’exploitation de leurs adeptes, par construction programmée d’une allégeance inconditionnelle à un gourou procédant par élimination de toute crise de conscience entraînant des dangers pour les libertés individuelles, la santé, l’éducation, les institutions démocratiques. Au Lions Club, l’on ne retrouve rien de tout cela. L’adhésion libre, sans soumission à un quelconque leader, se fait par cooptation sélective sur la base d’une éthique morale, sociale et civique rigoureuses. Le membre est au service des autres et n’attend rien en retour. Ni explication de l’univers, ni ascension sociale. Au contraire, une certaine aisance matérielle reste un atout car, ne peut donner que celui qui possède. Par ailleurs, toute conduite jugée licencieuse d’un membre d’un Club entraîne son exclusion ; ce qui semble bien rare dans les sectes. » S’agissant de la présence du logo du lionisme sur l’étiquette de la bière « 33 », les membres du Club fraternité rencontrés, précisent que le logo du Lions Club International est un lion regardant à la fois le passé avec satisfaction et l’avenir avec optimisme. Rien à voir donc avec le tigre de l’étiquette querellée, quand bien même il est reconnu à chaque club, une liberté de manifestation de son identité culturelle. Le logo étant une marque déposée, des esprits inventifs pourraient y voir une astuce pour ne pas tomber sous le coup de la violation du copyright mais, le Lions André Siaka possède certainement une explication moins mystico-caricaturale de cette étiquette.
Il se trouve que c’est avec André Siaka du Lions Club de Douala, club Barracuda, directeur général des Brasseries du Cameroun, que certains identifient comme franc-maçon, qu’est apparue cette étiquette pleine de signes ésotériques cabalistiques. Et ses brasseries comptent parmi les grands donateurs du Lions Club. La réponse des interlocuteurs sus désignés est édifiante : « Que monsieur Siaka soit franc-maçon, nous l’ignorons car, il est interdit au sein du lionisme de parler d’autre chose que de l’aide à apporter aux communautés. Même dans les Eglises classiques, on retrouve des gens appartenant à des sectes comme la Rose-Croix ou l’Opus dei, ce qui ne signifie pas que ces Eglises sont des sectes. Le lionisme n’entretient aucune relation avec des sectes ésotériques ou religieuses. Dire que le Lions Club est l’anti-chambre des sectes est erroné. Les Lions Club du monde entier, les Brasseries du Cameroun; l’opérateur de téléphonie mobile Mtn, aident le lionisme, tous les hommes de bonne volonté aussi. La construction d’un bâtiment moderne dans l’école des enfants sourds et déficients auditifs de Yaoundé, les réalisations du Club Orchidée de Douala sont quelques exemples de la participation des Lions au bien-être de la communauté. » Pour clore partiellement ces entretiens, les Lions consultés font savoir que le Lions Club international siège dans différentes instances de l’Onu et a participé à l’élaboration de sa charte en 1945. A chacun de constater ses actions contre la cécité et le diabète, et son aide aux aveugles par l’internationalisation de la Canne blanche. Et de juger.


Dieudonné Bessalla

Rotary International : rien qu’un club service…
Réputé club philanthropique et riche, le Rotary International à Yaoundé ne trouve aucun rapport entre la bière ’’33 ’’ Export et l’organisation.

Le visiteur qui débarque en plein cœur du quartier Bastos à Yaoundé reconnaît facilement le siège du Rotary International dans la capitale. Sur la façade extérieure du mur carrelé qui abrite ses locaux, le logo de cette association oriente facilement l’hôte. La décrépitude des lieux donne l’impression d’un abandon des activités par cette Ong qui est plus que présente au Cameroun. Et pourtant, la présence du seul vigile vous rassure que cette association n’a pas fermé boutique. Mais quel contraste avec cette insalubrité des lieux quand on sait que le Rotary International recrute ses membres dans l’élite intellectuelle, économique et qu’il brasse aussi beaucoup d’argent ! Dans un coin de la cour, à tout hasard traîne une bouteille de bière ’’33’’ Export vidée de son contenu. Simple coïncidence ou des signes d’une accointance avec l’institution ? Surtout que sur l’étiquette de ce produit se trouve un insigne semblable à celui du logo de cette association. Justement, saisi de la bouteille, on observe sur cette étiquette la présence d’une roue composée de plusieurs rayons. Curieuses similitudes avec le dessin de la roue qui se trouve sur le mur du bâtiment du Rotary.

Poliomyélite
Toutefois, dans notre investigation, M. Makollé, l’un des responsables du Rotary International dans le Mfoundi, n’est pas loin dans ses explications de la définition donnée par l’un des fondateurs du Rotary International, Paul Harris. Pour la petite histoire, c’est à Chicago, courant 1905 que Paul Harris a eu l’idée de créer une association pour les milieux d’affaires de l’Illinois. Les 5 fondateurs allaient de maison en maison selon un ordre établi. C’est ainsi que l’association a pris le nom de Rotary, de « in rotation » en Anglais. Au fil des années, l’association s’est transformée en un « club service » intervenant dans le monde entier. Pour M. Makollé, la roue engrenée qui représente le logo du Rotary démontre aussi bien cette rotation des membres dans le bureau exécutif et dont la durée aux avant-postes ne peut dépasser un an, à l’image de ce monde qui tourne. Pour la plupart des responsables du Rotary à Yaoundé, l’association fonctionne à partir des cotisations des membres, des fonds générés lors des galas, de la vente des magazines et celles des revues de l’association. Elle ne s’est donc jamais appuyée sur un quelconque financement provenant de la bière ’’33’’ Export. Si par contre un certain élitisme est de mise dans l’esprit rotarien, les méandres procédurales pour coopter un nouveau membre en ont donné l’illusion d’une secte. A ce jour, le Rotary International comptabilise plus de 1, 227 million de membres. Ceux-ci sont répartis dans les 31 000 clubs présents dans près de 166 pays. A l’échelle mondiale, le Rotary International disposait en 1994 d’un budget astronomique évalué à près de 65 millions de dollars mis au service des programmes humanitaires, éducatifs ou médicaux. Cette fondation, à la même période emploie plus de 500 personnes. Certaines sources avancent le chiffre de 1,2 milliard de dollars représentant les diverses interventions de cette Ong à travers le monde depuis 1936.
Entre autres impératifs relevés depuis des années, le Rotary International s’est donné pour mission, l’éradication de la poliomyélite dans le monde. Ainsi depuis 1985, près de 500 millions de dollars ont été affectés à la vaccination de près de 2 milliards d’enfants dans le monde. En dehors de cette mission humanitaire, les rotariens oeuvrent pour le maintien de la paix dans le monde. Ainsi, cette association a mis sur pied 7 centres d’études où sont formés 70 jeunes par an à la diplomatie et à la résolution des conflits. Au plan local et de l’avis des responsables du Rotary International à Yaoundé, leur organisation ne se départit pas de cette mission caritative. Le Rotary à Yaoundé projette par exemple dans les tout prochains jours de trouver une solution à la pénurie d’eau qui affecte les populations de Biyem Assi à Yaoundé. Au titre de sa dernière réalisation, ce sont les bonnes Sœurs d’Oveng qui viennent de recevoir un don de médicaments de la part de la branche Rotary de Yaoundé. Si des sources concordantes confirment l’appartenance de quelques Rotariens du Cameroun à des sectes et autres organisations ésotériques telles la Rose-Croix ou la Franc-maçonnerie qui gravitent autour du pouvoir, les membres du Rotary International à Yaoundé avouent que dans ses fondements et dans la pratique, cette organisation n’est liée à aucune pratique ésotérique et ne justifie pas sa puissance financière avec un quelconque rapport avec la bière ’’33’’ Export, produite par les Brasseries du Cameroun. Voilà qui bat en brèche l’idée de ceux qui soutiennent que, bien utilisé, l’argent du diable devient la propriété du bon Dieu.


François Owona

Ces sectes de la solidarité
Les associations et les sectes malgré des différences de philosophies et d’objectifs développent toujours de solides chaînes de solidarité.

Quoi qu’on dise, les coteries ne font pas exception à la règle qui veut que tout regroupement humain soit régi par un code de conduite. Les motivations, quant à elles, restent propres à chaque groupe. Mais, la solidarité reste la seule condition qui semble être le dénominateur commun de toutes ces confréries. Celle-ci se manifeste d’ailleurs diversement en leur sein. Et souvent, elle part de la chose la plus banale à la plus sérieuse. Ici, tous les membres sont conscients, formatés et éduqués sur le bien fondé de cette pratique qui n’est souvent plus imposée. Dans ces cercles, la solidarité commence à l’intérieur avec la connaissance générale et intégrale de la presque totalité de ses confrères ; les cotisations obligatoires de tous les membres ; la possession des objets significatifs tels que des pins, des chaînettes et une foultitude d’autres gadgets qui permettent le plus souvent de se distinguer en public. Une parfaite maîtrise d’une gestuelle prolixe et fermée, uniquement connue des adeptes et une manipulation sans quiproquos d’un vocabulaire pour le moins hermétique. Sans omettre une façon d’être, de se comporter en privé comme en public, voire une façon de percevoir le monde.
En actes, la solidarité dans les camarillas est agissante. Ici, elle se traduit par une assistance autant physique que morale, financière, matérielle et spirituelle. Mais cette solidarité devient nocive quand elle étend ses tentacules jusque dans les domaines exogènes tels que l’emploi. Toute chose qui a depuis toujours été décriée par le bas peuple, et qui a été reprise récemment par le président du Conseil national de la communication, un organe de régulation de ce domaine, pour fustiger ces pratiques qui prennent le pas sur le mérite et le talent. Ils sont peu nombreux, les adhérents de ces milieux qui, en position de recruter, laisseraient tomber un des leurs ou sa progéniture, au détriment d’un incrédule. Parfois aussi, cette solidarité des sectes se manifeste par un partage à part égale de tout ce que peut posséder un membre ; à la limite du dépouillement.
A l’extérieur de leur milieu, la solidarité de ces clans s’est toujours manifestée à travers l’assistance bénévole aux tiers, à travers des actions caritatives. Dans les établissements hospitaliers et les centres de formation, leurs interventions salutaires édifiantes suscitent émulation et admiration. Avec, d’après les mauvaises langues, une contre partie jamais connue jusqu’ici du public. Info ou intox ? Bien curieux altruisme dans un monde plus que jamais mu par les intérêts égoïstes contradictoires de ses composantes. Seuls les donateurs peuvent faire toute la lumière sur cette assertion faisant indifféremment des associations de bienfaisance, des sectes pernicieuses.


Prosper Mimboé

L’étiquette de toutes les controverses
Recueil de signes cabalistiques et de symboles occultes de sectes bien connues, ou simple design de créateur inspiré, voilà le mystère de l’étiquette ’’33’’ Export.

La preuve que semble brandir les tenants de la thèse de la participation de la Société anonyme des Brasseries du Cameroun au financement des sectes, à travers son produit mythique, ’’33’’ Export, reste indubitablement l’étiquette de cette bière. En effet, sur l’étiquette actuelle et le collier qui n’est d’ailleurs que sa miniaturisation, les initiés des cercles ésotériques y voient le cercle zodiacal, la croix de Salomon, une étoile au symbolisme hermétique de l’étape finale antichristique, une roue du Rotary Club et un lion du Lions Club. Pour eux, un concentré de tous les symbolismes sataniques. Toutes choses, à leurs dires, liant la bière concernée à la Bête apocalyptique. D’où, disent-ils, la fascination de cette bière et son action sur le corps et l’esprit, jusqu’à la possession. Possession que les producteurs masqueraient par la fidélisation de la clientèle, par un marketing de proximité. Face à cette démonstration para psychologique d’un ésotérisme savant, La Nouvelle Presse, non initiée, ne peut que se retourner vers les brasseurs de la ’’33’’ Export pour en avoir le cœur net, afin de servir à ses lecteurs une information objective.

Clarifications
Rencontrée dans ses bureaux de Bali-Douala, Mme Patricia Berthelot, chef département marketing des Brasseries du Cameroun, s’émeut vivement de ces analyses et déductions qui, dit-elle, ne peuvent venir du consommateur ordinaire de base, mais d’une concurrence malveillante. En communicatrice chevronnée, elle s’abstient professionnellement de s’enquérir des sources de ces informations et, malgré ses occupations, donne succinctement le point de vue de son employeur, assorti de ses propres conceptions de cadre de haut niveau. Pour les Brasseries du Cameroun, dit-elle, l’étiquette querellée a tout simplement été relookée par souci de performance commerciale. Chose qui arrive tout aussi bien avec les autres produits de la maison. A preuve, l’étiquette de Amstel vient de subir des innovations pour les mêmes raisons. S’agissant de la production des étiquettes, Mme Berthelot rappelle, en femme de métier, que les étiquettes sont le fait des commandes d’innovation que toute entreprise passe à un créateur dans le but d’améliorer, de dynamiser la présentation d’un produit donné. La monotonie étant le danger le plus grave en communication, il apparaît nécessaire de veiller à une perception toujours plus tonique, toujours plus dynamique des produits aux yeux du consommateur.
Quant aux symbolismes évoqués, pour les Brasseries du Cameroun, il ne s’agit là que d’imagination débordante au service d’une concurrence déloyale. Car, pour dame Berthelot, il ne faudrait, dans cette étiquette, rien y voir qu’une boussole, un gouvernail qui n’aurait rien à voir avec le Rotary Club et une tête de tigre étrangère au Lions Club. Pour elle, la tête du tigre remonte du temps de la création des Brasseries du Cameroun par les Brasseries Glacières d’Indochine, devenues plus tard les Brasseries Glacières Internationales. Le tigre dans ces contrées d’Asie, en Indochine surtout, étant comme pour le lion au Cameroun, le symbole de la force et de la puissance. Puissance de vente pour le brasseur de la ’’33’’ Export. Les Brasseries du Cameroun restant d’ailleurs à l’entière disposition des communicateurs pour toute autre information professionnelle, Mme Berthelot prend congé du reporter de La Nouvelle Presse, en se disant satisfaite du professionnalisme de sa démarche dans cette affaire. Voilà résumé pour vous chers lecteurs, les clarifications du producteur de cette bière prisée et dont l’analyse ésotérique de l’étiquette a semblé pour le moins surprenante. Et pourtant.
Curiosités
Ces 2 approches de cette étiquette qui se rejettent, amènent l’observateur attentif à relever tout de même des curiosités dans cette controverse. Curiosités sur lesquelles les tenants de la thèse ésotérique se seraient appuyés pour conforter, si ce n’est leur connaissance pure, du moins leur analyse venue de l’au-delà ; du monde derrière le vôtre. D’abord, l’on constate que c’est sous le nouveau directeur des Brasseries du Cameroun que l’étiquette de la bière concernée a été relookée. Quand on sait que André Siaka est membre du Lions Club et dans certains milieux, également étiqueté Franc-maçon, le trouble envahit bien vite les esprits simples. Aurait-il influencé l’ingéniosité du concepteur de cette étiquette ? Ou l’aurait-il conçue lui même et n’en exiger que l’exécution, tant on le dit doté d’un sens élevé des affaires ? Certes, il est prouvé que le Lions Club n’est pas une secte, au sens pernicieux du terme, mais un club de bienfaisance toujours récupéré par des sectes, parce qu’étant des lieux de pouvoir, et par conséquent la porte d’entrée et de casting de certaines sectes comme la Franc-maçonnerie. Certes, l’appartenance d’André Siaka à la Franc-maçonnerie reste au stade des supputations. Bien entendu, peut-on prétendre que la roue sur l’étiquette de la ’’33’’ Export n’est nullement celle du Rotary Club. Mais la forme de la roue et le nombre de dents dans cette roue dépend des « districts » et des régions géographiques. Bien entendu, un tigre ne saurait être un lion et les Brasseries Glacières Internationales existent bel et bien avec leur mascotte. Seulement, on note également que dans certaines régions géographiques, on préfère plutôt le tigre au lion selon le symbolisme des croyances comme l’a si bien relevé Mme Berthelot en ce qui concerne l’Asie du Sud-Ouest où le tigre représente la force, le dynamisme, le courage. Ainsi la réunion de tous ces faits autour d’une seule et même bière relèverait-elle seulement d’une simple et banale coïncidence entre le génie d’un créateur agissant sur commande commerciale et les élucubrations de quelque amoureux d’ésotérisme ?
Par ailleurs, les similitudes frappantes entre les figures géométri
 

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