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26.06.2007

Hommage: Un monument pour Um Nyobe 




















Le monument de Um Nyobe surplombe l’avenue Paul Biya

L’Union des populations du Cameroun (Upc) a immortalisé l’un de ses mythiques chefs historiques. Sous la symbolique de la réconciliation.

1- L’Upc reconnaissante

La ville d’Eséka a resplendi vendredi 22 juin 2007. Le chef-lieu du département du Nyong-et-Kellé restera illuminé à jamais, en dépit des incessantes coupures d’électricité. Cet éclairage rejaillira du monument de 11mètres érigé en la mémoire de Um Nyobé. Ledit monument surplombe l’Avenue du président Paul Biya, sur l’axe principal Boumnyébel-Eséka à l’entrée de la ville. Le monument de Mpodol a été dressé au carrefour de la rue Abbé Nicolas Ntamack.

L’inauguration de ce monument qui comporte la statue de 6 mètres du légendaire secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (Upc), Um Nyobe, a eu droit à une cérémonie faste et solennelle le week-end dernier. Quarante-neuf ans (49) après son assassinat le 13 septembre 1958, ses jeunes camarades l’ont immortalisé. L’initiative est du Rév. pasteur Samuel Bikoï II, maire d’Eséka. L’Union des populations du Cameroun (Upc) l’a concrétisée. Un évènement qu’aucun militant du parti du crabe n’a voulu rater. Ils sont partis de tout le Cameroun et ont essaimé la ville d’Eséka d’une marrée rouge.
“ C’est une initiative qui m’émeut. Je souhaiterais que toute la communauté s’approprie cette œuvre, car elle est la fierté de tout le Cameroun ”, témoigne Daniel Um Nyobe, né sous maquis. Cette immortalisation d’une figure historique du Cameroun s’est certes faite sous la banière de l’Upc Kodock, mais cette faction a refusé de s’approprier l’événement. Elle a multiplié les démarches pour que tous les Camerounais se l’approprient, en vain. “ Um Nyobe n’a plus simplement la dimension de l’Upc, même pas celle du Cameroun, mais il a une dimension internationale ”, précise Liking li Basso. “ Il n’y a qu’à se rendre en Europe pour s’en rendre compte”, renchérit Daniel Um Nyobé. “Je suis sensible à tous ceux qui rappellent la mémoire de mon père. Je compte engager les procédures pour ramener les restes dans son village natal. Car, son corps n’a pas été remis à la famille, mais on l’a enterré au cimetière de l’église” ajoutera-t-il.

2- Le boycott du gouvernement

S’il y a une absence qui n’a laissé personne indifférent, c’est bien celle du gouvernement. Non content de n’être pas maître d’œuvre d’une telle réalisation, le gouvernement a brillé par son absence. “ Il ne s’est pas fait représenter et a même décliné l’invitation à elle faite pour présider cette cérémonie ”, s’indigne un cadre de l’Upc. Mais selon certaines indiscrétions, le gouvernement aurait souhaité que ce monument soit érigé à Yaoundé. “ Qu’a-t-il fait pour cela ? Pourquoi avoir laissé l’initiative à l’Upc s’il estimait lui accorder la même reconnaissance ?”, s’interroge M. Makondo. “Dommage que le régime en place ait une nouvelle fois manqué l’occasion de marquer l’histoire d’une pierre indélébile”, s’indigne M. Bikaï. Une absence qui conforte la famille de l’icône du nationalisme sur la place que le régime a toujours accordée à ce martyr. “ Les gouvernements successifs n’ont pas été reconnaissants à la mémoire de mon père”, affirme Daniel Um Nyobé, le fils résidant en France.

Pourtant, le régime actuel a élevé Um Nyobe au rang de “ héros national” par décret n° 91/022 du 16 décembre 1991 portant réhabilitation de certaines figures de l’histoire du Cameroun. Un décret emprunt de cynisme, à en croire certains critiques. “ Le chef de l’Etat, Paul Biya, vicieux, a dans le même décret, élevé au rang de héros national le martyr et le bourreau puisque son décret concernait aussi bien Ahmadou Ahidjo que Um Nyobe ”, lance Liking li Basso. Pour l’imagerie populaire, l’essentiel aujourd’hui c’est que le régime néo-colonial en place ait reconnu au final que le combat nationaliste de Um Nyobe, le mythique chef historique de l’Upc, était juste et d’intérêt national. Ainsi ce monument vient “ rappeler aux générations futures la valeur du sacrifice de Um Nyobe ”, précise le maire Samuel Bikoï II.

En revanche, pour d’autres observateurs, au-delà de cette polémique, cet évènement a une grande portée. “ C’est dommage que cet évènement se soit déroulé dans un contexte d’abandon à l’Upc. Il méritait d’avoir une envergure nationale, mais il reste que cela pourrait servir de déclencheur pour que dans d’autres régions du Cameroun, cet élan soit suivi. Elle va démystifier pareilles initiatives pour toutes les autres figures historiques de ce pays ”, lance Charles Ateba Eyené. Il n’est d’ailleurs pas seul dans cette vision. “ Pour les autres héros, j’ai dit que j’étais prêt à œuvrer pour qu’on élève les monuments à Nkongsamba à Bafoussam, à Dschang pour tous les autres leaders historiques de l’Upc ”, lâche Daniel Um Nyobe.

3- La symbolique de la réconciliation

Il y aura aussi l’absence remarquée des autres tendances de l’Upc. Pour les militants qui ont fait le déplacement d’Eséka, il n’y a qu’une seule Upc. “L’âme immortelle du Cameroun est indivisible, tout le reste n’est qu’une machination du régime en place. On n’a qu’à voir aujourd’hui celle qui est en course pour les élections législatives et municipales ”, insiste un patriarche. Et pourtant, Augustin Frédéric Kodock, l’un des secrétaires généraux de l’Upc, a placé l’érection de ce monument sous la symbolique de la réconciliation. La réconciliation avec Um Nyobe et avec nous-mêmes. “ Nous implorons par cette œuvre notre pardon à la mémoire de Um Nyobe. Car c’est nous qui l’avons trahi, c’est encore nous qui l’avons tué ”, a reconnu celui qui se fait appeler Mpondol II. Sa déclaration a été saluée par un tôlé d’applaudissements. Parce que, poursuivra-t-il, l’histoire doit éclairer ceux qui avancent. “ Ce monument n’est pas érigé pour remuer un passé douloureux, mais pour caresser un rêve heureux”, rappelle Augustin Frédéric Kodock. Ce rêve est celui pour lequel Um Nyobe a combattu. Un combat pour la réunification et l’indépendance du Cameroun d’une part, et l’élévation du standard de vie des Camerounais d’autre part. “ Un combat toujours d’actualité puisque la pauvreté sévie toujours dans notre pays”, indique Augustin Frédéric Kodock.

Mais la réconciliation pourrait aussi être perçue au sein de la famille bigamique de Um Nyobe. Car, pour la première fois dans l’histoire ses deux épouses étaient assises côte à côte. “ Marthe Um Nyobe, l’épouse de maison du martyr et Marie Um Nyobe, celle du maquis ne s’étaient jamais aussi rapprochées, autant qu’elles ne se sont jamais adressées la parole”, a affirmé un patriarche.

4- La statue de son retour de l’Onu

“ Si on n’a pas d’espérance, on ne peut pas obtenir la liberté”, a dit l’un des officiants de la messe œcuménique d’ouverture des cérémonies. Un message qui traduit en lui seul tout le combat de Um Nyobe. Ce martyr du combat pour l’indépendance, la réunification et l’émancipation des Camerounais. C’était la thèse qu’il avait défendue lors de son intervention au siège de l’Onu le 12 décembre 1952. Ce qui lui a valu une arrivée triomphale à sa descente du train à la gare d’Eséka. C’est ce moment historique qui a été reproduit. “ Um Nyobe en position de marche, tenant un cartable à la main gauche et la main droite levée.” Le maître d’ouvrage de cette réalisation est un Camerounais, Christian Paul Mbollo, professeur d’art plastique au collège Dominique Savio (où enseigne l’un des fils de Um Nyobe) de formation d’architecte. Il a fallu à ce technicien trois mois de travail pour réaliser cette statue de 6m de hauteur qui pèse 6 tonnes. Même si certaines personnes trouvent en cette statue, un Um Nyobe, très vieilli. Mais, l’on rassure que “ pour garantir la crédibilité du faciès de Um Nyobe, c’est à l’honorable Jean Emile Nyobe qu’est revenu la charge de valider l’authenticité du visage ”, rétorque le député Pierre Sende.

Cette statue est placée dans un square (jardin public) de 400 m2 réalisé par Jacques Mpeck Tedga, technicien supérieur des travaux publics. Ce square à une forme circulaire avec au centre un socle de quatre faces, où seront inscrits les écriteaux en mémoire des autres leaders historique de l’Upc. Ce socle a une hauteur de 5m, faisant 20 tonnes et sur lequel est posée la statue. Pour arriver au pied de ce socle, il y a trois corridors constitués de béton en forme d’arc en ciel. “Parce que l’arc-en-ciel représente la liberté et la paix. Et au bout de cet arc-en-ciel, des entrées qui représentent le nez”, précise Jacques Mpeck Tedga. Dans l’antre de ces arc-en-ciel, il a été construit des bacs à fleurs “ qui représentent des yeux”, explique le technicien supérieur des travaux publics.

Par Mathieu Nathanaël Njog à Eséka
Le 26-06-2007

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Eseka
La deuxième vie du Mpodol


La statue de Ruben Um Nyobè trône désormais à quelques mètres de sa tombe.


Sous une des tentes attenantes à la tribune officielle, peu après 15 heures, en ce samedi 23 juin ensoleillé, Lihan Li Massock lève subitement ses yeux pétillants vers la statue du Mpodol encore drapée d´un voile jaunâtre. Les muscles de son visage laissent échapper quelques frémissements. De temps à autre, il promène l´indexe tremblotant de sa main droite sur ses lèvres, signe de son impatience. D´autant que Ananie Rabier Bindji, maître des cérémonies, en monopolisant quelque temps encore la parole, tarde à donner l´opportunité à Augustin Frédéric Kodock de tirer la ficelle qui laissera apparaitre le monument. 15h05, l´ouvrage de l´artiste Christian Mbolo se laisse enfin découvrir. Le regard de Lihan Li Massock se fige pendant un bon moment sur la statue dorée de plus de 4 mètres de hauteur, illustrant la sortie du train du secrétaire général de l´Upc d´alors, repondant à la foule venue l´accueillir à la gare d´Eseka, le 17 décembre 1952, de retour de New York où il délivra un laïus aux Nations unies sur l´indépendance du Kamerun.

Calme et indifférent au concert d´acclamations, cet octogénaire sanglé dans une veste bleue délavée, le visage émacié caché par une casquette blanche, est en train de ressasser les souvenirs de son séjour dans le maquis avec Ruben Um Nyobè, du temps il appartenait au Comité national d´organisation (Cno), la branche armée de l´Upc. Il a certainement conscience d´être un privilégié; lui, l´un des rares "maquisards" encore vivant à assister à l´inauguration du monument dédié à son héros. Peut être est-ce pour cela qu´il a tenu à quitter Biban, son village, pour vivre l´événement.

Durant la cérémonie, il promène son regard avec détachement sur la foule et les différents intervenants. Probablement ne se reconnait-il pas dans le "c´est nous qui avons trahi Mpodol Ruben Um Nyobè et l´avons tué" d´Augustin Frédéric Kodock. Toujours est-il qu´il reste impassible lorsque, convoquant De Gaulle, le secrétaire général de l´Upc dégage - en français - la signification de la rencontre, pour arracher des applaudissements du millier de personnes ayant effectué le déplacement en concluant : "Le symbolisme de cette statue est la pardon que nous demandons à Mpodol pour l´acte que nous avons posé." En espérant que, à quelques mètres de là, du fond de sa tombe bétonnée il y a un demi siècle, dans l´enceinte de la mission protestante, le héros nationaliste ait entendu l´acte de contrition.

Les veuves - Martha Um et Marie Ngo Ndjock - et leurs descendants, notamment "Leader" ( Daniel, le fils né dans le maquis et qui vit en France était la vedette tout au long de la cérémonie) ont tenu par leur présence à conférer un cachet de reconnaissance à cette inauguration.

La cérémonie achevée, Lihan Li Massock, soutenu par deux de ses fils, indifférent au reporter, s´éloigne de l´effervescence qui s´empare d´Eseka. Pour probablement goûter à la quiétude de Biban après avoir vecu un "moment historique" selon A F Kodock.

Omer Mbadi Otabela
La Nouvelle Expression

 

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